Hausse de la TVQ : la meilleure solution?

Cette semaine, le gouvernement Charest a confirmé son intention de hausser la TVQ de 1% en janvier 2010.

Si on passe outre le cynisme de Jean Charest (qui avait promis, comme un bon politicien, de ne JAMAIS hausser les taxes…), cette hausse peut tout de même être justifiée si on juge que les services sociaux tels que l’éducation ou la santé soufre réellement de sous-financement. Ceci s’inscrit dans un débat plus large sur le panier de services publics qui doit être offert par l’État. Toujours est-il que si l’on choisit certains services, il faut s’assurer de les financer adéquatement.

De plus, les différentes mesures entreprises pour stimuler l’économie lors de la récente crise ont créé un déficit dans les caisses de l’État. La hausse de la TVQ servirait principalement à combler ce manque à gagner. Ainsi puisque le gouvernement Harper a baissé la TPS de 2% depuis son arrivé au pouvoir, on veut profiter de ce « vide ».

Cependant, l’idée de Stephen Harper n’était pas bonne et son antithèse québécoise souffre des mêmes problèmes. Si les coffres sont vides, qu’il hausse simplement les impôts. Cette solution sera plus juste et les commerçants n’auront pas à ajuster tout leurs systèmes. Il y a deux raisons principales à préférer une hausse d’impôt à une hausse de taxe :

Tout d’abord parce qu’elle ne discerne pas entre les différents biens (à l’exception des livres et de la nourriture), elle ne peut pas être modulée pour influencer les comportements d’achat et intégrer les coûts qui ne le sont pas présentement. Si l’on veut créer de nouvelles taxes, celles-ci devrait être plus intelligente. Par exemple, une taxe sur le carbone est la seule solution réaliste pour contrôler les émissions en emplissant les coffres de l’État

Deuxièmement, puisque les taxes sont facturés à l’achat, elles ne tiennent pas compte des revenus de chacun (elle est régressive plutôt que progressive) : tout le monde paie le même taux, mais certains doivent sacrifier des biens plus essentiels que d’autres.

 D’un point de vue économique, il faut peut-être concédé que la taxe a au moins l’avantage d’encourager l’épargne… mais est-ce vraiment l’objectif de cette hausse? 

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