Économie et Emploi

Création d’emplois

Pour bien trop longtemps, le gouvernement du Québec a cherché à créer de l'emploi dans des secteurs destructifs pour l'environnement tel que dans l’industrie pétrolière. Selon le Parti vert du Québec, le moment est venu de mettre les Québécois à l'œuvre pour créer des emplois verts et solidaires dans les domaines du transport en commun, le recyclage, de l'éducation, de la culture, etc. 

Pour une stratégie de recyclage industriel

Au Québec, la vaste majorité de nos matières résiduelles sont traitées de manière inadéquate. Les appareils électroniques, les autos, les téléphones, les ampoules fluocompactes et les batteries sont de très bons exemples. Malgré le fait que le gouvernement du Québec a mis en place certain éco-frais sur les biens de consommation en 2012, nous croyons que le moment est venu de généraliser ce programme afin de couvrir tous les biens de consommation recyclables. Cela nous permettra de créer des emplois à travers le Quebec dans un domaine d'avenir et d'exporter nos connaissances et technologies de recyclage à travers le monde.

Pour un plan d'expansion du transport en commun

L'expansion drastique du réseau de transport en commun est un enjeu central du programme du Parti vert du Québec. Nous croyons que c'est la meilleure façon de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (le secteur du transport étant responsable d’une très grande part de ces émissions) et la surconsommation associée aux voitures privées. De plus, il s’agit d’investissements porteurs qui permettront de créer beaucoup d’emplois de qualité et de mettre à profit le savoir-faire québécois.

Car en effet, cela demandera de la main-d’œuvre qualifiée pour occuper ces emplois durables. L'expansion du réseau de transport en commun aidera également les employeurs du secteur privé à bénéficier d'une population mobile, et d’une réduction de la congestion routière qui nuit à notre économie et à notre productivité.

Pour un programme d'éco-rénovation d'ampleur

Les bâtiments du Québec ont besoin de rénovations. En ce moment, le Québec fait face à un problème majeur: l'inefficacité de nos bâtiments en consommation d'énergie. Cela augmente notre consommation d'hydroélectricité, de pétrole et de gaz naturel. 

Le Parti vert du Québec propose un programme d'ampleur qui vise à améliorer l'efficacité énergétique de nos bâtiments. Une meilleure isolation étant la première priorité, suivie par l’installation d’infrastructures en géothermie, énergie solaire, etc. Cela nous permettra de créer des emplois, réduire notre consommation d'énergie, et de moderniser les infrastructures du Québec.

Réduire la taille des classes au primaire et secondaire

L'amélioration du système éducatif est une priorité pour le Parti vert du Québec. Nous croyons que les groupes-cours au primaire et au secondaire devraient être limités à 20 élèves par classe. Cela permettra une meilleure éducation pour tous, surtout aux élèves qui ont de la difficulté à réussir dans le système actuel et qui ont besoin de plus d’encadrement.  Cette mesure de réduction de la taille des classes nécessitera l'embauche des milliers d'enseignant-e-s. Nous croyons que l'investissement rapportera aux contribuables en augmentant le taux de réussite des élèves et en améliorant la productivité de notre société. 

De plus, le PVQ propose de développer les services d'économie sociale qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Cela permet d'économiser sur les frais d'hospitalisation tout en créant des emplois dans le secteur des services (aides ménagers, cuisines collectives et popotes roulantes, soins personnels, etc.)

Réforme fiscale

Considérant la faiblesse du taux d'imposition des entreprises (sans compter l'évasion fiscale), la redistribution de la richesse entre les grandes entreprises et la société est insuffisante. Le PVQ propose de réintroduire la taxe sur le capital et de ramener le taux d'imposition des entreprises à un niveau suffisamment élevé afin de rétablir l'équilibre entre les entreprises et les particuliers.

Nous croyons en effet au caractère progressif de notre système fiscal et voulons le renforcer. Pour cette raison, le Parti vert du Québec propose d’instaurer davantage de paliers d’imposition. Selon nous, il n’est pas juste qu’en ce moment au Québec, une personne qui gagne $100 000 par année paie exactement le même taux d’impôts que quelqu’un qui gagne dix millions. Nous proposons donc de répartir le fardeau de manière plus équitable et progressive entre les ménages du Québec en ajoutant des paliers d'imposition pour les revenus supérieurs à 100 000$ par année afin de taxer plus adéquatement le 1%.

Le PVQ propose d'augmenter la TVQ sur les biens de consommation (en particulier les biens les plus polluants à produire, via une éco-taxe). En contrepartie, les services (garantissant souvent des emplois locaux) verraient leur niveau de taxation réduit ou carrément éliminé.

Hausser les impôts des grandes entreprises

Dans les dernières années, les grandes entreprises ont vu leurs impôts diminuer grâce aux actions du Parti libéral du Québec et du gouvernement conservateur de M. Harper. En même temps que nous demandons aux citoyens de se serrer la ceinture, nous donnons des passe-droits aux grandes entreprises qui sont les plus riches, et qui ne prennent aucun engagement à rester ici ou à créer des emplois pour nos citoyens.

La part des impôts payés par les entreprises dans les revenus totaux de l’État a donc fondu comme neige au soleil au fil des dernières décennies. Cela a eu pour résultat d’alourdir, en proportion, le fardeau fiscal des particuliers et des familles. Le PVQ propose de rétablir l’équilibre dans cette équation, par exemple en imposant une taxe sur le capital des institutions financières.

Taxe sur le carbone

Il est grand temps de forcer les industries les plus polluantes à prendre la responsabilité de leurs actions en attachant un prix à la pollution atmosphérique. La taxe sur le carbone est reconnue mondialement comme étant un des meilleurs moyens de réduire les gaz à effet de serre et de réduire notre contribution aux changements climatiques, tout en générant d’importantes sommes d’argent pour l’État, qui pourra ensuite les utiliser pour subventionner d’autres initiatives vertes tel que le transport en commun. De plus, cette taxe agit comme incitatif pour pousser les entreprises à innover afin de rendre leur chaîne de production plus verte, en récompensant les meilleurs et en punissant les cancres.

Finances publiques

En ce qui concerne l'équilibre budgétaire, bien sûr, nous voulons tous un budget équilibré. Par contre, il est parfois nécessaire de faire un déficit pour investir dans les infrastructures qui serviront la population à long terme et créeront des emplois, particulièrement lorsque l’économie tourne au ralenti comme actuellement. L’expansion du réseau de transport en commun est un bon exemple d’un investissement dans l’avenir du Québec. Le PVQ soutient donc une gestion responsable et rigoureuse des fonds publics, mais n'adhère pas à l'idéologie néolibérale de l'austérité et de l'équilibre budgétaire à tout prix.

Caisse de dépôt et placement du Québec

La Caisse de dépôt et placements du Québec (CDP) est un fonds de 176 milliards de dollars alimenté principalement par les fonds de pension des Québécois et les réserves de régimes d’assurance publique dont la CSST et la SAAQ.

Selon un rapport de 2012 émis par l’Institut de recherche en économie contemporain (IRÉC), la Caisse de dépôt avait investi plus de de 5,4 milliards de dollars dans les grandes compagnies de l’industrie pétrolière dont Enbridge, Suncor, et Canadian Natural Resources. Les investissements dans l’industrie pétrolière représentaient plus de 14 % du portefeuille de la Caisse en actions d’entreprises cotées en bourse.

Nous proposons de retirer la Caisse de dépôt et placements du Québec des pétrolières de l’Ouest canadien. Il est temps d'en changer le mandat afin de promouvoir le développement local et durable, au lieu de jouer à la bourse sur les marchés internationaux avec nos fonds de pension.

Libre-échange

Le Parti vert du Québec s’inscrit en opposition au traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (Accord économique et commercial global ou AECG). Ce traité ouvre la porte à la privatisation des services publics en favorisant les multinationales européennes aux dépens des entreprises et de la fonction publique québécoises. En effet, ces multinationales pourront poursuivre les gouvernements qui tenteraient de stimuler leurs industries locales, ce qui coûtera des milliards de dollars en frais juridiques. De plus, la protection de nos ressources naturelles (comme l’eau par exemple) seront affaiblies et le coût des biens et services achetés par l’État (comme les médicaments) augmenteront substantiellement en raison de l’allongement des brevets protégeant la propriété intellectuelle.

 

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published this page 2014-02-15 13:12:56 -0500
Parti vert du Québec