Ensemble contre les interdictions de races! đŸ’šđŸ¶

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Le Parti Vert du Québec dénonce la loi visant l'interdiction de certaines races de chiens au Québec. Nous jugeons que ce rÚglement est complÚtement illogique, discriminatoire, inapplicable et qu'il démontre les profondes lacunes du gouvernement Couillard dans le dossier du droit des animaux et de la maltraitance animale. 

L'interdiction reprĂ©sente un pas dans la mauvaise direction puisque, comme ce fut dĂ©montrĂ© dans le cas montrĂ©alais, il existe de profondes lacunes Ă  un simple bannissement de certaines races ou types de chiens, ce type d'interdiction spĂ©cifique ne fonctionnant tout simplement pas. En Ontario, suite Ă  l'adoption d'une loi similaire, le nombre de personnes hospitalisĂ©es de morsures de chien a plutĂŽt augmentĂ© et au États-Unis dans une vingtaine d'États, ce type de rĂšglements ont Ă©tĂ© interdit, puisqu'ils s'avĂšrent tous inefficaces, coĂ»teux et inapplicables.

Les races de chiens Ă©tant difficilement identifiables, mĂȘme par les expert-e-s, sans oublier les croisements qui rendent la tĂąche d'autant plus ardue, il sera impossible d'appliquer la loi avec exactitude. Cette situation ouvre la porte Ă  de nombreuses poursuites et contestations judiciaires, qui reprĂ©senteront assurĂ©ment un coĂ»t supplĂ©mentaire pour le QuĂ©bec. La Ville de MontrĂ©al est d'ailleurs dĂ©jĂ  en procĂšs pour des raisons similaires.

Il s'agit Ă©galement d'une loi qui ne reçoit pas l'appuis de la communautĂ© scientifique; l’Ordre des mĂ©decins vĂ©tĂ©rinaires du QuĂ©bec et l’Association canadienne des mĂ©decins vĂ©tĂ©rinaires, entre autres, se sont dĂ©jĂ  prononcĂ©s contre les lĂ©gislations visant certaines races.

Nous croyons que les comportements agressifs des animaux domestiques sont gĂ©nĂ©ralement, voire majoritairement, causĂ©s par les maĂźtres. Tous les chiens nĂ©cessitent un effort de socialisation et de dĂ©pense Ă©nergĂ©tique quotidien, autrement ils peuvent dĂ©velopper des comportements antisociaux, voire agressifs. C'est donc la responsabilitĂ© des propriĂ©taires de se renseigner sur les besoin de leur chien et de mettre les efforts et les ressources nĂ©cessaires au bon dĂ©veloppement de leur chien. Selon nous, il est impĂ©ratif que le gouvernement sensibilise les propriĂ©taires afin qu'ils-elles soient prĂȘt-e-s Ă  en prendre soins adĂ©quatement et que leur chien, peu importe leur race, ne dĂ©veloppement pas de mauvais comportements.

Or, le plus grand risque avec un tel rÚglement, qu'il faut souligner, est celui des milliers de chiens dans les refuges qui ne pourront plus se faire adopter et qui seront, par conséquent, euthanasiés. C'est là grande tragédie de cette législation, ignorée par le gouvernement libéral et le ministre Coiteux. 

Les ressources mises dans l'interdiction auraient dĂ©finitivement dĂ» ĂȘtre utilisĂ©es ailleurs : rendre les cours de dressage obligatoires et abordables, la crĂ©ation d'une forme de permit pour possĂ©der un chien ou encore l'accĂšs Ă  un service de stĂ©rilisation Ă  faible coĂ»t. Ces solutions durables, qui non seulement permettraient une lutte efficace contre les chiens dangereux, mais Ă©galement contre les gestes de maltraitances ont dĂ©jĂ  fait leurs preuves, notamment Ă  Calgary.

Il est grand temps au QuĂ©bec de responsabiliser les propriĂ©taires. La faute ne devrait pas ĂȘtre mise sur l'animal, peu importe sa race, mais bien sur le maĂźtre.

Sources :

  • Ordre des mĂ©decins vĂ©tĂ©rinaires du QuĂ©bec
  • Association canadienne des mĂ©decins vĂ©tĂ©rinaires
  • Humane Society International/Canada
  • SociĂ©tĂ© pour la prĂ©vention de la cruautĂ© envers les animaux (SPCA de MontrĂ©al)
Parti Vert du Québec