Environnement, énergie et ressources naturelles - Parti vert du Québec

Environnement, énergie et ressources naturelles

Changements climatiques et qualité de l’air

Selon nous le moment est venu de poser des gestes drastiques afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre les changements climatiques. Il est également important de lutter contre la pollution atmosphérique venant de produits toxiques qui mettent notre santé en péril. Le consensus scientifique est indéniable : nous devons agir immédiatement et de manière résolue si nous voulons renverser la vapeur avant qu’il ne soit trop tard.

D’ailleurs, nous tenons à souligner l’apport inestimable des scientifiques et des groupes qui œuvrent dans le domaine des changements climatiques et de la protection de l’environnement. Ces acteurs-clés nous permettent d’approfondir notre savoir et nous informent sur des questions cruciales touchant toutes les sphères de l’activité humaine, ce qui nous permet ensuite de prendre des décisions politiques éclairées. Nous nous engageons donc à hausser substantiellement le financement de la recherche et celui des groupes environnementaux, afin qu’ils puissent continuer leur travail si essentiel pour notre planète mais aussi pour notre démocratie.

Le Parti vert du Québec propose outre des mesures-clés, détaillées un peu plus loin, qui nous permettront d’atteindre nos objectifs en ces matières. Ces mesures exigent certainement des investissements massifs, mais elles sont simples, envisageables maintenant et rentables sur le plan économique.

Gratuité des transports en commun

Le PVQ propose une vaste expansion du réseau de transport en commun, couplée avec l'abolition des tarifs. La gratuité du transport en commun est la meilleure façon de réduire les gaz à effet de serre en réduisant le nombre de voitures sur la route. Rappelons que le secteur du transport est, au Québec, l’un des principaux responsables de nos émissions de gaz à effet de serre. Ces mesures sont détaillées un peu plus bas.

Transport

L’énorme financement public du réseau routier équivaut à une subvention directe pour ce mode de transport. En ce moment les utilisateurs du transport en commun financent le réseau routier via leurs impôts et leurs taxes municipales. Il faut donc rétablir l'équilibre en renforçant l'aspect utilisateur-payeur (via la taxe sur l'essence, sur le stationnement ou encore par des péages), ce qui nous permettra de mieux financer le transport en commun, qui est beaucoup plus efficace en termes environnementaux mais aussi économiques.

Pour changer notre économie actuelle, nous avons besoin d’éliminer progressivement notre dépendance au pétrole et à l’industrie de l’automobile privée. Selon nous, le Québec devrait procéder à l’expansion drastique du réseau de transport en commun, tout en abolissent les tarifs dès 2016. La gratuité des transports en commun nous permettra de réduire le nombre de voitures sur les routes, et d’alléger les coûts d’entretien du réseau routier. Éliminons les subventions aux automobilistes, et construisons un système de transport adéquat et gratuit pour tous.

En particulier, le PVQ propose d'investir massivement dans les transports en commun, non seulement urbains mais aussi interurbains. Depuis trop longtemps, les régions du Québec ont subi un manque flagrant en matière de transports en commun. L’accès au transport est également un enjeu de justice sociale. Les citoyens des régions du Québec sont obligés de se déplacer en véhicules privés à leurs frais. Cela joue un rôle important dans les budgets des familles et des individus qui sont obligés d’acheter, d’entretenir, de conduire et d’alimenter un véhicule en essence juste pour se rendre au travail, à l’école, ou au centre communautaire. Cela affecte d’une façon disproportionnée les aînés et les personnes qui ne peuvent conduire une automobile à cause d’une maladie ou d’un handicap.

Les solutions : installer des lignes d’autobus sur toutes les autoroutes du Québec

Nous avons des milliers de kilomètres d’autoroute. Par contre, la vaste majorité de ces liens routiers n’ont pas de services d’autobus. Pour corriger cette situation, nous proposons d’implanter des lignes d’autobus sur toutes les autoroutes et les routes majeures du Québec.

Les autobus d’autoroutes sont une partie essentielle du développement durable. S’il y a un besoin pour une autoroute quelque part, il y a  aussi forcément une demande pour du transport en commun sur cette route. La fréquence de service des autobus sera établie selon l’achalandage de la route en question. Les études du taux de fréquentation d’une autoroute sont simples, automatisées, et sont faites avec de l’équipement abordable.

Les solutions : créer un service de taxi collectif

Bien que les autobus d’autoroute représenteront une part essentielle de notre système de transport national, nous avons également besoin d’un service de taxi  collectif qui amènera les gens en région aux arrêts d’autobus. Ce service ne sera pas gratuit comme le transport en commun, mais il sera hautement subventionné (comme les réseaux de transport en commun actuels).

Nous proposons aussi de favoriser le développement de réseaux de voitures partagées (car-sharing) partout au Québec, ce qui stimule l'utilisation d’un service au lieu de la possession d’un véhicule privé. Des réseaux de vélos partagés (bike-sharing), tels que le Bixi montréalais, devraient aussi faire partie du « cocktail transport » afin de favoriser le transport actif sur de courtes distances.

Les solutions : créer des zones urbaines sans auto à travers le Québec

Une zone sans automobile est une bonne façon de faire promotion de l’urbanisme durable, de réduire la pollution atmosphérique, et d’inspirer les gens à poser un regard critique envers le statu quo dans le domaine du transport, actuellement dominé par la possession de véhicules privés.

L’urbanisme est une responsabilité principalement municipale. Dans ce contexte le gouvernement du Québec ne peut pas dicter les plans de développement à l’intérieur des villes, mais il peut subventionner et encourager des initiatives spécifiques, telles que des zones sans auto en subventionnant leur création. En outre, le PVQ propose l’interdiction totale des véhicules publicitaires sur notre territoire.

Plusieurs villes au Québec ont déjà un important nombre de rues qui sont fermées à la circulation automobile durant la période estivale. Ceci fait en sorte que nous reprenons l’espace occupée par nos rues pour voir des spectacles et pour enrichir nos communautés.

Agriculture et alimentation

Le patrimoine agricole du Québec doit être préservé, évidemment de la dégradation environnementale, mais aussi des forces du marché dans un contexte de mondialisation. Nous devons donc faire en sorte de conserver nos petites exploitations agricoles locales, souvent familiales. C'est le meilleur moyen de favoriser la souveraineté, la sécurité et la diversité alimentaires au Québec, ainsi qu'une occupation durable de notre territoire. Le PVQ se positionne donc pour une protection tous azimuts de notre territoire agricole.

Concernant les OGM (organismes génétiquement modifiés), le Parti vert du Québec s'inscrit pour leur interdiction. Il faut comprendre que, même si certaines modifications génétiques sont potentiellement bénéfiques dans certaines circonstances, leur utilisation par des géants transnationaux de l'agroalimentaire tels que Monsanto va à l'encontre de la diversité et de la sécurité alimentaires dans le monde. Nous sommes en faveur de l'application du principe de précaution dans ce domaine. Dans l'intervalle, le PVQ propose l'étiquetage obligatoire des OGM, assorti d'une campagne d'information offrant au public tous les renseignements dont il a besoin afin de faire des choix de consommation éclairés.

En outre, l'agriculture locale et biologique devrait être promue de la même façon, soit par un étiquetage clair et contrôlé et une campagne d'information complète.  Par diverses mesures de promotion, le PVQ propose également de stimuler l’agriculture urbaine et locale, autant pour ses bénéfices nutritionnels qu’environnementaux : de la nourriture fraîche et de qualité, produite localement, nécessite beaucoup moins de ressources que l’importation de denrées alimentaires étrangères, notamment en raison du transport. Cela constitue aussi une mesure de soutien à l’industrie agro-alimentaire québécoise, et s’inscrit dans une volonté d’assurer la souveraineté et la sécurité alimentaires du Québec.

Par exemple, le Parti vert du Québec soutient le développement le réseau des marchés publics et des jardins communautaires partout au Québec, et en particulier dans les secteurs qualifiés de « déserts alimentaires ». Ces institutions permettent aux citoyens d'avoir accès à des aliments frais à meilleur prix, créent des débouchés pour les agriculteurs exploitant des entreprises de plus petite taille, etc. Les écoles pourraient être mises à contribution pour réaliser ces partenariats.

Forêts

À travers le Québec, la coupe à blanc et plusieurs autres pratiques douteuses ont mis la santé de nos forêts en péril. Le Parti vert du Québec appuie l'utilisation durable de nos ressources naturelles.

Nous proposons donc le plan suivant :

  • Consulter et établir un consensus avec les Premières Nations qui vivent sur le territoire avant de procéder à l’exploitation. Ce sont elles qui connaissent le mieux la forêt, et ce sont aussi elles qui subissent directement les conséquences de son exploitation abusive.

  • Imposer un moratoire sur l’exploitation dans les zones qui ne sont pas déjà en monoculture, le temps de faire un bilan public et transparent sur l'état des forêts au Québec: identifier les forêts intactes et les forêts reboisées (monoculture), déterminer si les populations animales sont en déclin, etc.

  • Sur la base de ce bilan, créer un plan pour une utilisation durable des ressources forestières, en privilégiant les zones déjà en monoculture. L'exploitation des autres zones devrait être justifiée selon des critères très sévères, en ne faisant aucun compromis sur la capacité de régénération de la forêt.

  • Transformer les réserves fauniques en aires protégées en y interdisant l’exploitation des ressources naturelles.

  • Implanter un programme de recyclage d'envergure pour le bois et le papier.

  • Encourager et subventionner la production et l'utilisation des produits de bois au Québec, tout en réduisant notre consommation de papier.

  • Bonifier les ressources gouvernementales pour développer des stratégies de coupe durable, ainsi que l'application des lois existantes et futures.

Ressources minières et redevances

Le Parti vert du Québec propose d'augmenter substantiellement les redevances minières. Considérant qu'il s'agit de ressources a) publiques, qui appartiennent à tous les Québécois - et spécifiquement aux Premières Nations qui habitent souvent les régions où les sites miniers sont situés et b) non-renouvelables, les bénéfices tirés de l’exploitation doivent revenir aux citoyens. Les entreprises ont le droit de faire du profit, mais les Québécois doivent être les premiers bénéficiaires de leurs ressources. De plus, les entreprises minières devraient financer elles-mêmes, autant l'ensemble de leurs infrastructures que la décontamination et le rétablissement des sites après l'exploitation, dans le respect des normes environnementales les plus strictes. Enfin, l’argent nécessaire devrait être versé dans un fonds ou une fiducie préalablement à l’exploitation.

Eau

À travers le Québec nos cours d'eau sont sous attaque. Non seulement le gouvernement fédéral a aboli la protection de nos cours d'eau avec le projet de loi C-45, mais les trois grands partis politiques au Québec s’entendent pour autoriser la fracturation du sol et l’injection de produits toxiques afin d'extraire le gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent et le pétrole de schiste sur l'ile d’Anticosti.

Le Parti vert du Québec  est radicalement opposé à cela et propose plutôt:

  • D'interdire toute forme de fracturation sur l'ensemble du territoire québécois.

  • Ceci inclut les travaux exploratoires déjà en cours qui sont aussi dangereux que les travaux d'exploitation car le recours à la fracturation hydraulique est requis dans les deux cas.

  • D'implanter une police environnementale qui tiendra les compagnies polluantes responsable de leurs actions et appliquera de manière stricte les lois environnementales.

  • De fermer complètement la porte à l’exportation d'eau douce.

  • De lutter agressivement contre toute forme de pollution de l'eau douce, et des nappes phréatiques.

Le Parti vert du Québec propose en outre une meilleure gestion de nos eaux usées. En ce moment, la plus grande proportion des boues issues de nos eaux usées sont incinérées. Nous croyons que le Québec devrait démarrer et subventionner une industrie de biogazification. Cette technologie nous permettrait d'extraire le méthane de nos matières résiduelles, ce qui nous permettrait de réduire nos besoins en énergies fossiles (ainsi que nos importations), et nous permettrait aussi de créer des emplois dans l'industrie du recyclage.

Pétrole et gaz

Si le Québec veut réussir son virage énergétique vert et réduire sa dépendance au pétrole, il est insensé d'exploiter cette ressource polluante et dangereuse sur notre territoire. De plus, la tragédie de Lac-Mégantic a révélé qu'il est impossible d'exploiter cette ressource, ni de la transporter, de manière réellement sécuritaire. Le Québec doit agir en leader dans le développement des énergies vertes et de l'efficacité énergétique, et se détourner complètement des énergies du XXe siècle.

Le PVQ est contre l’exploitation des sources non-conventionnelles d'énergie tels les que les gaz de schiste, le pétrole de schiste ou les sables bitumineux. Nous sommes d’avis que pendant une période de transition vers la fin de notre consommation de pétrole, le Québec devrait se procurer uniquement du pétrole de sources conventionnelles, qui ont le moins d’impacts environnementaux possibles, et interdire l’importation d’hydrocarbures de sources non-conventionnelles.

Énergie nucléaire, uranium et terres rares

Le Parti vert du Québec s'oppose avec vigueur à toute proposition d'exploration ou d'exploitation de l'uranium au Québec, ainsi qu’à l’industrie nucléaire. Nous croyons que suite aux évènements survenus au Japon (centrale nucléaire de Fukushima), le gouvernement du Québec devrait faire tout en son pouvoir pour protéger les Québécois des risques inhérents à ce type de production d’énergie. Fukushima constitue la preuve que cette technologie et ses déchets ne sont toujours pas sécuritaires. Certes nous avons fermé Gentilly-2, mais, le gouvernement tente toujours de poursuivre l’exploitation d’uranium au nord de Chibougamau dans le cadre du projet Matoush, auquel les Cris de la région s’opposent avec vigueur. Le Parti québécois a imposé un moratoire temporaire, le temps qu’une étude d’impact soit réalisée par le BAPE, mais tout en signalant une grande ouverture au projet suite à cette étude. Si nous avons pris la décision de fermer notre seule centrale, et de sortir le Québec du nucléaire, pourquoi cherchons-nous à développer cette filière controversée?

L'extraction des terres rares est quant à elle un enjeu très important, mais très peu discuté. Il y a en ce moment même des projets à l’horizon en Abitibi-Témiscamingue. Les terres rares sont utilisées pour fabriquer des appareils électroniques, des ampoules fluocompactes, des batteries pour des véhicules électriques, etc. Par contre, leur extraction et leur traitement peuvent générer des déchets radioactifs, de la pollution par des métaux lourds et la contamination du sol, de l'eau, et de l'air. Nous ne pouvons tout simplement pas permettre ce type de développement au Québec, et surtout pas dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue où les ressources en eau potable sont déjà rendues vulnérables par l’exploitation minière traditionnelle.

Hydro-Québec

En plus d'être une importante source de revenu pour nos services publics, Hydro-Québec est un puissant outil de développement économique et régional dont le gouvernement ne devrait pas se priver. De plus, considérant l'impact que la société d'État peut avoir sur les communautés locales où elle décide de s'installer (en termes économiques, sociaux et environnementaux), il est impératif qu'elle soit sous le contrôle de l'Assemblée nationale et que les élus puissent surveiller et contrôler ses activités. Le Parti vert s'oppose donc à toute privatisation de la société d'État.

Concernant Hydro-Québec, le PVQ propose donc de:

  • Mettre en place un programme d'ampleur pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments résidentiels et commerciaux du Québec. Ce programme permettra aux clients d'économiser sur leurs factures d'électricité, créera de l'emploi dans le domaine de la rénovation/isolation et réduira notre consommation énergétique tout en créant des emplois locaux dans toutes les régions.

  • Par exemple, nous proposons l’interdiction de l’éclairage permanent (de nuit) dans les commerces et les industries.

  • Continuer le développement de l'industrie éolienne au Québec afin de développer notre expertise et réduire la pression sur le besoin d'harnacher nos rivières pour combler nos besoins énergétiques.

  • Annuler les projets de barrage La Romaine 3 et 4, ainsi que le programme de mini-centrales hydroélectriques.

  • Sortir le Québec du pétrole en axant notre développement énergétique futur sur l'éolien, et en faisant la promotion de l'alimentation électrique des systèmes de chauffage et du transport en commun.

  • Réduire les tarifs des clients résidentiels, abolir les tarifs pour les écoles, les sociétés de transport et les groupes communautaires.

  • Arrêter immédiatement le programme des compteurs intelligents. Ces compteurs sont un gouffre financier pour les contribuables et une invasion de la vie privée des gens, et de plus leur innocuité n'a pas été démontrée hors de tout doute. La lecture de compteurs peut se faire par téléphone intelligent ou via le site web de la société d'État, pour un coût très largement inférieur.

  • Relancer Hydro-Québec International afin d'exporter nos connaissances et améliorer la compétitivité de l'entreprise.

Les grandes entreprises du Québec, quant à elles, devraient avoir un bon tarif d'électricité, par contre nous ne croyons pas que les entreprises devraient payer moins cher que les citoyens. En ce qui concerne les prix pour les particuliers, le PVQ propose d’étudier une formule de tarification progressive en fonction de la taille (superficie) et du nombre d’habitants d’une résidence. Plus la « densité » d’une résidence (le nombre de personnes y habitant par rapport à sa superficie) serait faible, plus le prix du kilowattheure augmenterait au-delà d’un certain seuil de consommation.

Technologies vertes et recyclage

Le Parti vert du Québec considère que certaines des technologies dites « vertes » devraient faire partie de la solution à la crise environnementale. Cependant, il est important de noter que notre consommation d'énergie de toutes sources doit diminuer substantiellement afin que nous atteignions nos cibles, et les technologies vertes sont complémentaires à cet effort d’efficacité énergétique. Par contre, d’autres technologies dites « vertes » ne le sont pas vraiment.

Par exemple, le Parti vert du Québec est résolument contre la subvention des voitures électriques et hybrides. La raison? La production des batteries pour les voitures électriques, via l’exploitation des terres rares ou d’autres métaux dangereux, risque de contaminer l'eau potable de la région du Témiscamingue via le projet Matamec. La réalité, c'est que beaucoup de citoyens sont attachés à l’illusion que les voitures privées peuvent être « vertes », alors que c’est le transport en commun qui constitue la vraie solution à nos problèmes environnementaux et énergétiques.

En outre, voici cinq technologies vertes que le PVQ propose de développer :

  • Biogazification

  • Électrification des transports en commun avec une connexion directe au courant

  • Énergie éolienne

  • Géothermie

  • Recyclage industriel

Nous croyons également qu’il est très important de bien financer la recherche dans les technologies vertes.

Le Parti vert du Québec propose en outre d'instaurer une éco-taxe, qui fera en sorte d'inclure la pollution environnementale dans le coût de production et le prix des biens de consommation. De plus, en incluant dans le prix de vente le coût du recyclage des produits, nous pourrons développer l’industrie du recyclage, et donc créer des emplois ici même au Québec, tout en réduisant notre empreinte écologique.

Le gouvernement du Québec a démontré du leadership dans le dossier du recyclage en 2012, en implantant des éco-frais sur les ordinateurs, télévisions, téléphones cellulaires et quelques autres produits. Par contre, le niveau des frais n'est simplement pas adéquat pour recycler tous les produits. De plus, le programme d'éco-frais actuel n'encadre pas la majorité des biens de consommation et nous croyons que cela devrait changer.

La mise sur pied d'un programme de recyclage d'envergure permettra au Québec de

  • Recycler tous nos biens de consommation

  • Créer des emplois de qualité dans un secteur d'avenir

  • Positionner le Québec comme un leader mondial dans le domaine du recyclage

  • Réduire notre demande pour des biens de consommation non-durables grâce au frais de recyclage

À terme, le PVQ propose l’établissement d'une cible « zéro déchet » d'ici 2025. Différents moyens pourraient être mis à contribution pour y arriver: taxer le suremballage des produits et les biens non-recyclables, lutter contre l'obsolescence programmée et stimuler l'éco-conception des produits (allonger leur durée de vie, rendre disponibles des pièces de rechange et la réparation plutôt que le rejet, etc.), généraliser le compostage dans la province (en débutant par les grands centres), réformer et stimuler l'industrie du recyclage avec l'éco-taxe, stimuler la production d'énergie par biomasse (rejets alimentaires, forestiers, etc.)...

Nous devons aussi faire plus et faire mieux afin de traiter et de disposer correctement des déchets dangereux (ex. : métaux lourds, BPC, etc.) produits par nos industries. Les évènements survenus à Pointe-Claire l’année dernière (des BPC mal entreposés se sont répandus dans l’environnement) ont démontré que nous devons être plus vigilants sur cette question et mettre en place un financement adéquat pour assurer la prévention et, lorsque des accidents se produisent, le traitement de ces substances toxiques.

Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments

Un des projets de rénovation écologique les plus rentables en termes de bénéfices économiques et énergétiques est d'améliorer l'isolation des bâtiments. Cela permet aux propriétaires et aux locataires d’épargner sur leurs factures de chauffage et de climatisation, et réduit nos émissions de gaz à effet de serre de manière concrète en plus de créer des emplois locaux partout au Québec. Selon nous, le gouvernement du Québec doit agir immédiatement et mettre sur pied un programme de subventions afin de moderniser l'isolation de nos bâtiments.

 

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