Le Parti Vert du Québec souhaite définancer la police et investir dans les programmes sociaux

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    Le chef du Parti Vert du Québec, Alex Tyrrell ainsi que Halimatou Bah, cheffe adjointe et candidate dans Sanguinet, ont pris la parole, ce mardi, pour mettre de l’avant la position du PVQ afin de lutter contre la brutalité policière, la discrimination et le racisme systémique qui gangrènent nos sociétés. 

    Les manifestations qui ont eu lieu à travers le monde suite à la mort de George Floyd aux États-Unis ont mis en lumière la brutalité policière, la discrimination et le racisme systémique qui gangrènent nos sociétés depuis trop longtemps. Bien trop souvent, la classe politique réplique à ces tragédies en versant davantage de fonds aux corps policiers. Cette stratégie a échoué. Les policiers sont de plus en plus nombreux et les services sociaux de plus en plus difficiles à trouver. La meilleure façon de lutter contre la criminalité et la discrimination est de s’assurer que notre société est éduquée, prospère, juste et en bonne santé. Cela débute avec une stratégie axée sur la prévention. Le Parti Vert du Québec est d’avis que la meilleure solution est de réduire le budget des corps policiers de 50% tout en investissant cet argent dans des pro- grammes sociaux.

    Le PVQ se positionne contre toute forme de militarisation des forces de l’ordre et nous encourageons plutôt les approches de désescalade de la violence afin de rétablir le calme et non générer de la panique ou empirer le conflit. Nous proposons également l’interdiction de l’usage des agents provocateurs, du port d’habits civils et l’intimidation lors des manifestations. Le Parti Vert du Québec soutient aussi l’interdiction des balles en plastique qu’utilise la police, ces dernières causant la mort 1 fois sur 37. Enfin, nous souhaitons que les forces anti-émeute priorisent une résolution pacifique des manifestations dans la mesure du possible.

    Le Parti Vert du Québec recommande également un désarmement progressif des patrouilleurs, similaire aux pratiques du Royaume-Uni, de la Norvège ou encore de la Nouvelle-Zélande. En parallèle au désarmement, nous recommandons une hausse de formation pour désamorcer les conflits, évitant le recours aux armes et encourageant la multitude d’autres pratiques existantes favorisant les stratégies de groupe permettant de maîtriser les individus interpellés. Cette transition permettra aux forces policières de mettre l’emphase sur la sensibilisation et la prévention plutôt que la répression ou l’oppression des citoyens.

    Le gouvernement du Québec a légiféré en 2013 pour créer le Bureau d’enquête indépendant (BEI) , chargé d’enquêter en cas de blessures graves ou de décès au cours d’une intervention policière. Le BEI a été sévèrement critiqué pour avoir embauché un grand nombre de policiers à la retraite, plutôt que des citoyens indépendants de la police. Il convient également de constater de grandes lacunes au niveau de la transparence, notamment le fait que les rapports d’enquête ne sont pas rendus publics. Le Parti Vert du Québec propose de corriger ces lacunes afin de rétablir la confiance de la population envers les corps policiers du Québec.

     

    Dans plusieurs juridictions nord-américaines, les policiers sont équipés avec des caméras corporelles qui permettent de capter des images de leurs interventions. Le Québec a déjà expérimenté des projets pilotes et le Parti Vert du Québec est de l’avis que ces caméras devraient être portées par l’ensemble des policier-ière-s de la province. Le parti tient également à ce que ces caméras soient activées en tout temps plutôt que selon le bon vouloir des gardiens de la paix. Le contenu de ces caméras devrait être accessible au public concerné en cas de demande.

    Le Parti Vert du Québec propose d’augmenter la formation des policier-ière-s sur plusieurs niveaux. Tout d’abord, nous recommandons l’insertion de cours de sciences humaines au CÉGEP, tel que des cours de psychologie, d’intervention en délinquance, de socio- logie, de relations ethniques et d’histoire autochtone afin de préparer les policier-ière-s à l’intervention sur le terrain et aux enjeux sociaux qui les influencent. Les forces de police devraient être conscientes des dynamiques de société et des répercussions que leur métier peut avoir sur celles-ci. Nous recommandons ensuite la mise en place de stages et de formations au sein de groupes sociaux, afin que l’intervention soit pratiquée sur le terrain.

    Les deux représentants du parti ont également profité de cette occasion pour se positionner sur l’alcool et les drogues. Le Parti Vert du Québec propose une légalisation complète des drogues et un encadrement étatique de la distribution des drogues produites, incluant celles produites par processus chimiques, ce qui permettra de garantir la sécurité et la qualité de tels produits transformés. Le parti considère que la nationalisation de la distribution permettra de soustraire au crime organisé une grande source de revenus, réduisant du même coup la violence et le trafic illégal, tout en obtenant une source de revenus pour l’État.

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