Plateforme

Notre projet de société 2012 pour changer le monde

Dans notre société axée sur la croissance de la consommation, ce sont les spéculateurs et les entreprises transnationales qui contrôlent les États et gouvernements. Les échanges mondialisés et leurs marchés globalisés, avec la complicité inadmissible des États-nations et gouvernements actuels pourtant dûment élus démocratiquement dans la majorité des cas ne peuvent faire la balance du pouvoir. Cependant, il y a des solutions envisageables pour construire un projet société adapté à l’humanité de notre ère. Par exemple, depuis plus de trente ans, les premiers élus verts en Océanie, puis en Europe, en Asie ou en Amérique latine et lusophone ont permis de montrer à la face du monde dans le concert des nations les avantages des valeurs vertes mise en priorité et ainsi de recentrer le débat de l’échiquier politique sur les enjeux environnementaux locaux ayant un impact planétaire.

Dans plusieurs parlements démocratiques, l’agenda politique est influencé par la présence d’élus verts sous l’influence de ce qu’on peut appeler depuis 2001 : la Charte mondiale des verts.  Jadis fondé sur des luttes anti-nucléaires, les écologistes de la première heure ont su transformer leur mouvement contestataire initial en des partis politiques partisans dit écologistes et verts, un label parfois étendu dans un spectre de coalitions de gauche ou d’alliances arc-en-ciel, ou encore plutôt rose. Ces ententes sous forme de contrats politiques négociés perdurent encore dans plus de 70 pays dont plusieurs ont réussis à élire démocratiquement des conseillers municipaux, députés ou sénateurs respectivement élus à l’échelle locale, régionale ou fédérale. Le Canada a fait l’histoire le 2 mai 2011 en élisant la première députée verte à la Chambre des communes au Parlement d’Ottawa ; le Québec fait encore exception à la règle malgré une tentative exceptionnelle dans le cadre d’une élection partielle le 5 décembre dernier. Pourquoi le Québec n’a pas encore inscrit sa marque dans l’histoire en élisant un premier député vert à l’Assemblée nationale?

Le Parti vert du Québec a besoin de toi et de tes idées pour y arriver

Il faut se mobiliser pour que la société de demain soit plus verte. L’avenir est vert. Malgré tous les efforts démocratiques des verts mondiaux pour s’unir et se réunir afin d’éveiller la conscience environnementale vers un développement durable par l’action politique, il reste beaucoup à faire.

Depuis la première réunion officielle à un premier Sommet de la Terre sous l’égide de l’ONU tenu à Rio en 1992, les Verts mondiaux ont rédigé la Charte mondiale dix ans plus tard à Canberra, en Australie, soit juste avant le deuxième Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002. Depuis deux congrès mondiaux que l’on appelle Global Green ont permis des échanges porteurs de propositions originales et de nouveaux programmes politiques, de plateformes électorales des plus originales et du soutien technique avant-gardiste pour favoriser l’élection de premiers élus verts. Dans cette mouvance internationale qui a permis la fondation et la reconnaissance de partis politiques portant le label « vert » partout dans le monde, notamment ici au Canada avec le Parti vert du Canada en 1983 et chez nous ici au Québec un premier élan en 1980 avec la fondation d’un premier Parti vert du Québec (PVQ) qui malheureusement cessa ses activités en 1989, mais se renouvela avec une nouvelle équipe sous une nouvelle administration reconnue en 2001. Ce n’est qu’en 2008, il y a cinq ans, que le PVQ a été représenté officiellement pour la première fois à un Global Green, soit le deuxième à Sao Paulo, au Brésil, en mai 2008. Des liens directs avec les autres leaders écologistes et politiciens verts, notamment la Fédération des partis verts des Amériques.

Depuis sa fondation, le PVQ a organisé des congrès nationaux aux deux ans lesquels ont amenés de nombreuses réflexions, remises en question, propositions de toutes sortes et modifications au programme dûment adopté en 2003 et 2006. Rien de formel depuis 2008 et 2010. Nous avons besoin de vous, maintenant, pour entériner le fruit de nos efforts déployés jusqu’à ce jour.

Par la présente, nous t’informons du lancement d’un processus de consultations qui suivra son cours dans l’année électorale qui s’amorce et, pour l’instant, nous te demandons de porter une attention particulière aux points suivants extraits de notre programme en vigueur depuis 2006.

Des échanges constructifs doivent nous mener vers un projet de société 2012 afin de l’adopter en bonne et due forme auprès des instances démocratiques du parti depuis son adoption en congrès extraordinaire jusqu’à sa réalisation en collaboration avec les autres partis de l’échiquier faisant partis du paysage politique actuel.

Les partis politiques en lice en position pour former le prochain gouvernement ont besoin des idées originales de nos membres et surtout de notre vision verte universelle, scientifique et transcendante. Ils puisent dans nos engagements électoraux le sens des responsabilités humanistes et des priorités environnementales. Trop souvent, les leaders en devenir sont d’abord au service des intérêts privés qui les animent ou des groupes de pression les plus puissants. 

Il est illusoire de croire que les véritables solutions pour sauver la qualité de vie de l’humanité vivant sur notre trop petite planète proviendront de ces types de gouvernement qui trop souvent ignorent les propositions innovantes des partis progressistes prônant une démocratie véritable. Même si le système et le mode électoral actuellement en vigueur au Québec ne tient pas compte de la proportion des électeurs votant pour des valeurs vertes, nous sommes convaincus que notre «Projet de société verte 2012» donnera naissance à un tout nouveau programme revampé duquel nos engagements électoraux seront puisés.

Viens bâtir le Québec vert de demain : la plateforme électorale du futur, celle qui construira la nation dans laquelle nos survivants vivront. Viens mettre ton grain de sel qui changera le monde et  influencera, comme toujours, les autres partis politiques en manque d’inspiration, en mode coalition !

Intention du Parti vert du Québec en 2012

Le PARTI VERT DU QUEBEC veut élaborer un projet de société en 2012 basé sur une gestion réellement équitable et respectueuse de l’environnement par un développement durable. Ses fondements reposent sur les valeurs mondialement reconnu dans la Charte mondiale des verts : sagesse écologique, justice sociale, démocratie participative, non-violence, développement durable, respect de la biodiversité. Par l’action politique, les Verts veulent :

  • Démocratiser le système politique et le mode électoral en soutenant la parole citoyenne et en donnant plus de poids électoral aux électeurs ayant des valeurs vertes progressistes
  • Faire une différence dans la répartition équitable de la richesse entre tous les citoyens de la Terre en faisant la promotion d’une taxe dite Robin-des-bois
  • Adopter des conventions internationales permettant de lutter contre les changements climatiques et de développer des énergies renouvelables
  • Respecter la biodiversité en s’opposant à la destruction de l’habitat naturel et l’extinction des espèces, soumettre la mondialisation aux principes du développement durable
  • Éliminer la discrimination en condamnant les dictatures et les régimes politiques basés sur le déni des droits de l’Homme, garantir l’approvisionnement en nourriture et en eau potable
  • Adopter une économie verte sur le modèle des processus de planification écologique sans gaspillage grâce à la réutilisation et au recyclage, renforcer le rôle des organisations internationales pour régler les conflits militaires, économiques et écologiques
  • Reconnaître la nécessité d’agir ensemble aux niveaux local et mondial pour agir globalement en cette ère de glocalisation.

Dans le contexte d'une vision mondiale, ne cherchons plus une approche curative aux problèmes, mais une approche préventive qui aille à la source.  Il ne faut pas perdre de vue que notre société est constituée d'une multitude de secteurs intimement reliés entre eux.  Et pour le maintien de la qualité de vie, il est essentiel que toutes ces parties fonctionnent harmonieusement et équitablement.  Et cela pour le bien de la population, de l'environnement et de l’économie.

Pour réaliser ce projet sociétal, plusieurs pans de notre vie quotidienne devront être corrigés tels que le système de santé préventive, celui de l’éducation nationale certifiée, le développement durable des ressources naturelles et énergétiques renouvelables, la justice sociale et fiscale autofinancée, l’éthique en gouvernance et l’administration gouvernementale, le transport collectif et l’habitation certifié, la culture ouverte et langue nationale respectée, l’économie verte et création d’emplois, le Plan Nord vs Plan Sud et, évidemment, le système électoral participatif et son mode de scrutin adapté à notre époque ayant été conçu pour le bipartisme.  Chaque correction au programme à venir se fera selon les conseils d’experts indépendants dont la seule préoccupation sera le bien-être de la population, le maintien de sa qualité de vie et le respect de la Charte des verts mondiaux en convergence avec les conventions-cadres internationales en vigueur. Le Québec doit montrer le chemin à suivre au reste du monde par ses actions internationales avant-gardistes afin de compenser la mauvaise réputation du gouvernement fédéral actuel.

Santé préventive

Le système de santé doit être efficace et accessible à toute la population québécoise.  Nous croyons que l’amélioration du niveau de santé de la population ne passe pas uniquement par un investissement dans un système curatif, mais également par un investissement massif dans la prévention des problèmes de santé. 

Dans cet objectif, une amélioration marquée de la qualité de notre alimentation, de l’air que nous respirons ainsi que des conditions de travail (stress, surmenage, etc...) parviendront à réduire le coût total du système de santé.  Pour garantir notre sécurité alimentaire exigeons que les entreprises prennent leur part de responsabilité envers les citoyens, en instaurant une approche de précaution envers l'agriculture industrielle au lieu d’entretenir une gestion d’analyse des risques. Il a été résolu d’abolir le programme actuel de fluoruration de l’eau potable et d’établir une nouvelle stratégie d’information publique sur les soins dentaires, de faire la promotion de coopératives de santé, modifier la Loi sur les pharmacies pour créer des coopératives de santé avec pharmacie et rendre obligatoire qu’un pharmacien soit propriétaire d’une pharmacie.

Éducation nationale certifiée

Le système d’éducation doit demeurer neutre et indépendant afin de permettre une formation de qualité visant non seulement la performance mais également l’esprit critique en mettant l’accent sur des matières telles que l’histoire, la philosophie et l’écologie.  Pour se faire, le système d’éducation doit être équitable, c’est-à-dire accessible et de qualité pour tous.  L’université doit être le milieu privilégié de réflexion sur les sociétés humaines de demain et non seulement sur les technologies futures. Il a été proposé d’augmenter les investissements en éducation grâce au Fonds Néga Watt et de l’exportation des surplus de l’énergie éolienne produits par des coopératives.

Développement des ressources naturelles et énergétiques

Dans le contexte des changements climatiques qui affecteront tôt ou tard la société québécoise, le Québec se doit d'élaborer une politique énergétique équitable.  Nous proposons, d'une part, une politique de réduction de la consommation en investissant sur l'efficacité énergétique.  D'autre part, il est impensable, comme le font les gouvernements actuels, de mettre toutes les sources d'énergie sur un pied d'égalité.  Les combustibles fossiles constituent encore plus de 50% de l'énergie totale utilisée au Québec.  Il est temps d'investir dans le développement de sources d'énergies renouvelables afin de devenir plus indépendant énergiquement et d'acquérir une précieuse expertise exportable.  La véritable indépendance du Québec se fera par celle de l'énergie.  Dans toutes les décisions politiques d'un gouvernement vert, les aspects environnementaux seront analysés et considérés d'un point de vue aussi bien local que global.  Ces politiques doivent amener à une meilleure protection de la biodiversité, à une meilleure gestion des déchets, à une réduction des émissions des gaz à effet de serre et des rejets industriels polluants. Il a été adopté de revoir la tarification des tarifs d’électricité en fonction de l’efficacité énergétique, plafonner et marchander les émissions de gaz à effet de serres, augmenter les pouvoirs du forestier en chef, mettre fin à l’exploitation abusive des mines et instaurer un moratoire d’une génération sur l’exploration des gaz de schiste.

Justice sociale et fiscale équitable

Nous voulons édifier un système de revenu minimum garanti inconditionnel pour tous les citoyens.  La charge fiscale des québécois et québécoises est lourde et n’est pas réparti de façon équitable.  Le Parti Vert se propose de réduire les impôts directs et d’instaurer un système fiscal basé sur le principe du pollueur-payeur par des taxes vertes : les écotaxes.  Ce type de fiscalité donne le choix à l'entreprise sur son mode de production et au citoyen sur son mode de consommation tout en contribuant aux caisses de l’État.  Ces écotaxes viseraient à réduire les activités humaines dommageables à l’environnement comme l’émission de gaz à effet de serre, la génération de déchets non-recyclables, la destruction de la biodiversité...  Ce type de fiscalité favorise leur réduction et réduit la charge fiscale des consommateurs responsables.  De plus, il est temps de faire respecter nos droits en obligeant les entreprises à assumer le cycle de vie de leurs produits, de sa fabrication à l’usine jusqu’à sa fin chez le consommateur où il est finalement éliminé, en légiférant selon le principe du pollueur-payeur et de taxer les spéculateurs sur leurs transactions financières par une taxe Robin des bois dite Tobin de 0,1 %. Il a été adopté de créer un fonds des régions dans lequel serait versé 10 % des bénéfices des exploitations des ressources naturelles et qu’il serve aux régions dépourvues et de faire passer les garanties exigées à l’avance de 70 % à 100%  du coût de la restauration.

Système politique : démocratie, information et éthique

Le Parti Vert veut instaurer, au Québec, un système électoral basé sur la proportionnelle mixte comme c’est le cas dans la majorité des pays démocratiques.  Ce système permettra le partage du pouvoir par des partis politiques d’écoles de pensées différentes afin de mieux représenter les volontés et le poids réel de l’électorat.  Il a été adopté d’instaurer une formule de rappel des élus selon leur niveau de votes obtenus, de soumettre à l’approbation de l’Assemblée nationale la nomination des sous-ministres et des présidents de société d’État, de créer un Conseil supérieur du développement durable (CSDD) responsable de diffuser l’information scientifique objectives et de qualité, de présenter un projet de loi pour affirmer l’importance du droit du public à l’information de qualité, diversifiée et accessible instituant un Conseil de l’information et un Fonds d’aide à l’information, de tenir des élections à date fixe, faire connaître les programmes de tous les partis politiques et les diffuser à partir du DGEQ (Directeur général des élections Québec), d’élire le lieutenant gouverneur et le premier ministre au suffrage universel direct indépendamment des députés dont 50 (1/3) seraient élus en fonction de la proportionnelle régionale, et de rendre public trois mois avant les élections générales les rapports du Vérificateur général, du commissaire au développement durable et du CSDD.

Relations internationales et Conventions entre nations

Les grandes décisions de politique étrangère, comme la position canadienne face aux changements climatiques, sont prises par le gouvernement Harper d’Ottawa, trop souvent en contradiction avec les intérêts et les valeurs du Québec ou avec les valeurs défendues dans la Charte mondiale des verts, il nous faudrait regrouper tous les principaux services reliés à l’action internationale du Québec dans un seul ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Commerce international  afin d’étendre, au maximum de ses moyens, le rayon d’action du Québec dans le monde et sa pleine participation dans les forums internationaux où sont discutées des questions qui concernent les Québécois dont les Conventions-cadre relevant de l’ONU : le Québec doit prendre sa place à Rio+20 en juin 2012. Le PVQ élaborera une politique étrangère qui reposera sur la promotion des intérêts des Québécois dans le monde, la promotion de l’identité et de la culture québécoises et des ses valeurs vertes, relancera la politique québécoise de coopération en concertation avec les organisations non gouvernementales en développement durable et augmentera l’engagement du Québec au sein de la Francophonie institutionnelle dans les réseaux francophones puis s’engagera dans l’élaboration d’un projet de Convention de la promotion et la protection de la diversité linguistique tout en faisant rayonner le génie québécois et ses technologies vertes.

Charte mondiale des verts (PDF, 7,8 Mo)