Plateforme

Se donner une voix

 

Un vrai changement est un changement qui engendre

une société différente, enthousiasmante et qui dure dans le temps.

 

L’environnement, notre zone d’influence

Œuvrant à part entière sur la scène politique québécoise, le Parti vert du Québec réunit des gens de tous les horizons dédiés à la protection de l‘environnement et à la promotion du développement durable. Représentatifs de toutes les générations, les membres du Parti vert ont su transformer leur idéal en un parti politique structuré, documenté et désireux d’apporter enfin une voix différente au débat démocratique.

Dans notre société axée sur une croissance effrénée de la consommation, ce sont les spéculateurs et les entreprises transnationales qui occupent le haut du pavé, bien souvent au détriment de populations entières et des gouvernements démocratiquement élus, comme on l’a vu en 2008.  Les membres du Parti vert croient en autre chose que la croissance absolue et aveugle et sont convaincus qu’il y a des voies différentes pour construire un projet de société qui permet un développement économique adapté à l’humanité.

Pour le Parti vert du Québec, c'est le temps d'une nouvelle ère, celle effectivement d’un véritable changement, celle d’une gouvernance véritablement écologique. Nous sommes ici dans notre zone d’influence.

À l’instar de ce qui se déploie sur le plan  international, les Verts québécois veulent rassembler les citoyens d’ici autour d’une vision porteuse et cohérente pour l'avenir de tous, soit l’instauration de politiques environnementales, économiques et sociales visant l’amélioration et la préservation de notre qualité de vie tout en assurant l’avenir de la planète et la préservation du bien commun

Pour réaliser ce projet d’une société verte, le Parti vert propose un ensemble d’interventions touchant plusieurs aspects de notre vie quotidienne à travers l’éducation, l’économie et la création d’emplois la santé, le développement des ressources naturelles et énergétiques renouvelables, la justice sociale et fiscale autofinancée, le transport collectif et l’habitation, la culture et la langue nationale et l’éthique et la démocratie. La présente plateforme aborde toutes ces questions.

 

Claude Sabourin, chef du Parti vert du Québec

 

Une gouvernance écologique

Le Parti vert du Québec prend acte de la nécessité et de l’urgence, ici chez-nous, au Québec, de s’inscrire dans la mouvance internationale qui promeut et agit pour la protection de l’environnement.

En ce sens,  le Parti vert du Québec, propose une gouvernance écologique basée sur une vision globale des enjeux environnementaux et sur le développement d’une culture politique environnementale internationale.

  • Inciter le gouvernement à adopter la Charte mondiale des verts et, dans sa gouvernance, à s’inspirer de ses valeurs, soit la sagesse écologique, la justice sociale, la démocratie participative, la non-violence, le développement durable et le respect de la biodiversité.
  • Consolider et optimiser la place du Québec dans le débat environnemental international,  notamment dans tout le dossier concernant les changements climatiques.
  • Favoriser l’adoption de conventions internationales permettant de lutter contre les changements climatiques et de développer des énergies renouvelables.
  • Respecter la biodiversité en s’opposant à la destruction de l’habitat naturel et l’extinction des espèces, soumettre la mondialisation aux principes du développement durable.
  • Reconnaître la nécessité d’agir ensemble et de façon préventive aux niveaux local et mondial pour à la fois agir localement et penser globalement en cette ère de mondialisation.

 

Le bien commun en tête

Le Parti vert du Québec prend acte que les Québécois ont à cœur leur propre avenir, l’avenir de leurs enfants et celui de leurs petits-enfants et que, pour toutes les générations concernées, cet avenir passe par une planète, une économie et des gens en santé.

En ce sens, le Parti vert du Québec propose une gouvernance du bien commun qui favorise l’éclosion d’une société  fondée sur l’épanouissement personnel et le bien-être de chacun, sur le développement économique et la solidarité des collectivités et sur la  protection de toutes les formes de vie sur terre.

  • Placer l’environnement au carrefour de tous les ministères : une amélioration marquée de la qualité de notre alimentation, de l’air que nous respirons ainsi que des conditions de travail et des conditions de vie économiques doivent être globalement prises en considération pour que nous tendions vers une planète, une économie et des gens en santé.
  • Une société en santé, ce n’est pas qu’un réseau d’établissements dédiés aux soins : le Parti vert du Québec propose un programme global de santé publique prenant en considération l’ensemble des déterminants pour une société en santé.
  • Le potentiel-santé, à court, moyen et long terme devient le tout premier critère d’évaluation de toute politique gouvernementale. Une entreprise publique ou privée ne peut être vraiment « rentable » que si elle respecte, favorise et améliore l’état de santé des gens qui y travaillent et de la communauté dans laquelle elle est implantée. Les aménagements humains existants et projetés seront analysés en fonction de leur potentiel-santé et de leur respect à l’égard de toutes les formes de vie sur terre.
  • Adoption d'une politique de reconnaissance des organismes communautaires dans le domaine de la santé et des services sociaux en leur assurant un accès adéquat et stable aux ressources et leur intégration selon une logique de réseau en lien avec la clientèle.
  • En matière de santé individuelle, en tenant compte des besoins réels, développer des politiques accordant autant d’importance à la médecine préventive, à la promotion de la santé et au développement de l’autonomie individuelle et collective qu’au traitement et à la guérison des maladies. 

 

L’éducation, notre priorité 

Le Parti vert du Québec place l’éducation au cœur du changement durable, une éducation citoyenne et humaniste, favorisant le développement d’une conscience environnementale personnelle.

Les leviers de l’éducation

  • l’éducation est le meilleur moyen d’assurer le plein épanouissement de chaque être humain,dans un système d’éducation laïc, accessible à tous et de qualité supérieure.
  • l’éducation est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté,dans une société postindustrielle comme la nôtre, la formation devient un incontournable pour intégrer le marché du travail; l’accès à un travail valorisant et bien rémunéré constitue un des moyens de lutter contre la pauvreté; cet accès passe par la formation.
  • l’éducation est le meilleur moyen pour améliorer la santé de la population,plusieurs études ont démontré que l’investissement en éducation avait un effet direct sur l’état de santé et conséquemment sur les coûts du système de santé;
  • l’éducation est un moyen efficace d’augmenter notre productivité dans une perspective de développement durable,le vieillissement de la population et la réduction de main-d’œuvre disponible nous forceront, afin de maintenir notre niveau de vie, à augmenter notre productivité; or, dans notre société postindustrielle, l’augmentation de la productivité nécessite des travailleurs spécialisés et formés;
  • l’éducation est le moyen d’assurer à la société des citoyens avertis et avisés,la capacité de réfléchir sur sa consommation, de départager les opinions des faits, de critiquer et soutenir consciemment des idées, bref tout ce qui caractérise un citoyen averti et avisé exige un certain niveau d’éducation;
  • l’éducation permet de débattre des enjeux et de participer à la vie démocratique,la capacité de participer au débat collectif, de comprendre les enjeux, de s’engager socialement et politiquement passe par l’acquisition d’une solide formation de base.

L’éducation, nos propositions

Au niveau primaire et secondaire

Pour contrer le décrochage scolaire

  • Investissement significatif au premier cycle du primaire pour réduire le nombre d’élèves par classe et pour assurer les services aux élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage  
  • Porter l’âge obligatoire de fréquentation scolaire de 16 ans à 18 ans ou l’obtention d’un premier diplôme.
  • Investissement plus important dans des activités culturelles, sportives et sociales afin de favoriser l’engagement des élèves dans leur école et leur milieu.

 Pour contrer un déficit important de démocratie

  • Abolition des commissions scolaires et réorientation des ressources disponibles vers les écoles.
  • Faire des écoles primaires et secondaires du Québec des entités autonomes et responsable et favoriser le regroupement administratif des petites écoles

 Pour contrer une certaine iniquité

  • Abolition des subventions accordées aux écoles privées subventionnées à 60 % (exceptionnel au Canada)

Au niveau collégial

  • Adoption de règles de financement favorisant le maintien des cégeps dans les régions ressources du Québec.
  • Développement d’un programme visant à attirer des étudiants étrangers dans les collèges situés en région.
  • Augmenter l’offre de formation à temps partiel dans les cégeps.

Au niveau universitaire

  • Instauration de  la gratuité au niveau universitaire.
  • Remboursement de la dette étudiante selon la formule proportionnel au revenu.

 

L’environnement,  pour une planète, une économie et des gens en santé

Une amélioration marquée de la qualité de notre alimentation, de l’air que nous respirons ainsi que des conditions de travail et des conditions de vie économiques doivent être globalement prises en considération pour que nous tendions vers une planète, une économie et des gens en santé.

  • Une société en santé, ce n’est pas qu’un réseau d’établissements dédiés aux soins : le Parti vert du Québec propose un programme global de santé publique prenant en considération l’ensemble des déterminants pour une société en santé tant sur le plan individuel, social, économique et environnemental.
  • Le potentiel-santé, à court, moyen et long terme devient le tout premier critère d’évaluation de toute politique gouvernementale. Une entreprise publique ou privée ne peut être vraiment « rentable » que si elle respecte, favorise et améliore l’état de santé des gens qui y travaillent et de la communauté dans laquelle elle est implantée.
  • La loi des marchés n’est pas une loi naturelle mais une conception humaine. Elle ne peut à elle seule régir nos vies et nos activités. Le marché doit rester un outil de développement humain contrôlé par la société et non l’inverse. Le bien commun doit prévaloir. Le programme économique du Parti vert du Québec priorise le développement durable, à la fois humain et social, basé sur le pouvoir citoyen, la sauvegarde de l'environnement et de ses écosystèmes.

 

Voir dans le programme:  Santé // Économie et emploi //  Énergie  //  Agriculture et alimentation  // Transport //  Urbanisme et aménagement du territoire  // Ressources naturelles et faune //

Gestion des déchets  //   Gestion écologique des forêts //  Respect de la vie animale

 

Pour une éthique responsable et une démocratisation du système politique et du mode électoral.

  • Tenir des élections à date fixe et faire connaître les programmes de tous les partis politiques et les diffuser à partir du DGEQ (Directeur général des élections Québec)
  • Afin de mieux représenter les volontés et le poids réel de l’électorat, le Parti Vert veut instaurer, au Québec, un système électoral basé sur la proportionnelle mixte. Ce système permettra le partage du pouvoir par des partis politiques représentant des écoles de pensée différentes.
  • Élire le lieutenant-gouverneur et le premier ministre au suffrage universel direct.
  • Soumettre à l’approbation de l’Assemblée nationale la nomination des sous-ministres et des présidents de société d’État.
  • Le PVQ entend créer un Conseil supérieur du développement durable (CSDD) responsable de diffuser l’information scientifique objective
  • Rendre public trois mois avant les élections générales les rapports du Vérificateur général, du commissaire au développement durable et du CSDD.
  • Le PVQ favorise également l’instauration d’une formule de rappel des élus selon leur niveau de votes obtenus

Voir dans le programme:   Démocratie

 

Pour le maintien et le développement de notre culture

La présence du Québec à l’international

Les grandes décisions de politique étrangère, comme la position canadienne face aux changements climatiques, sont prises par le gouvernement d’Ottawa, trop souvent en contradiction avec les intérêts et les valeurs du Québec ou avec les valeurs défendues dans la Charte mondiale des verts.

  • Regrouper tous les principaux services reliés à l’action internationale du Québec dans un seul ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Commerce international afin d’étendre, au maximum de ses moyens, le rayon d’action du Québec dans le monde et sa pleine participation dans les forums internationaux où sont discutées des questions qui concernent les Québécois dont les Conventions-cadre relevant de l’ONU.
  • Élaborer une politique étrangère reposant sur la promotion des intérêts des Québécois dans le monde, la promotion de l’identité et de la culture québécoises et de ses valeurs vertes.
  • Relancer la politique québécoise de coopération en concertation avec les organisations non gouvernementales en développement durable.
  • Augmenter l’engagement du Québec au sein de la Francophonie institutionnelle dans les réseaux francophones puis s’engagera dans l’élaboration d’un projet de Convention de la promotion et la protection de la diversité linguistique tout en faisant rayonner le génie québécois et ses technologies vertes.

 

Voir dans le programme:   Culture //  Loisirs  //  Sport // 

Voir l’ensemble des mesures proposées pour les créateurs, les citoyens, les organismes et autres.

 

Pour une justice sociale et fiscale autofinancée

  • Le Parti Vert se propose d’instaurer un système de revenu minimum garanti inconditionnel pour tous les citoyens.
  • La charge fiscale des Québécois et des Québécoises est lourde et n’étant pas répartie de façon équitable, le PVQ propose de réduire les impôts directs et d’instaurer un système fiscal basé sur le principe du pollueur-payeur par des taxes vertes : les écotaxes. Ce type de fiscalité donne le choix à l'entreprise sur son mode de production et au citoyen sur son mode de consommation tout en contribuant aux caisses de l’État. Ces écotaxes viseraient à réduire les activités humaines dommageables à l’environnement comme l’émission de gaz à effet de serre, la génération de déchets non-recyclables, la destruction de la biodiversité. Ce type de fiscalité favorise leur réduction et réduit la charge fiscale des consommateurs responsables.
  • Le PVQ croit qu’il est temps de faire respecter nos droits en obligeant les entreprises à assumer le cycle de vie de leurs produits, de sa fabrication à l’usine jusqu’à sa fin chez le consommateur où il est finalement éliminé.
  • Créer un fonds des régions dans lequel serait versé 10 % des bénéfices des exploitations des ressources naturelles qui servirait aux régions dépourvues et de faire passer les garanties exigées à l’avance de 70 % à 100% du coût de la restauration des sites exploités.

Voir dans le programme:  Justice sociale // Famille et travail

 

Intention du Parti vert du Québec en 2012

Le PARTI VERT DU QUEBEC veut élaborer un projet de société en 2012 basé sur une gestion réellement équitable et respectueuse de l’environnement par un développement durable. Ses fondements reposent sur les valeurs mondialement reconnu dans la Charte mondiale des verts : sagesse écologique, justice sociale, démocratie participative, non-violence, développement durable, respect de la biodiversité. Par l’action politique, les Verts veulent :

  • Démocratiser le système politique et le mode électoral en soutenant la parole citoyenne et en donnant plus de poids électoral aux électeurs ayant des valeurs vertes progressistes
  • Faire une différence dans la répartition équitable de la richesse entre tous les citoyens de la Terre en faisant la promotion d’une taxe dite Robin-des-bois
  • Adopter des conventions internationales permettant de lutter contre les changements climatiques et de développer des énergies renouvelables
  • Respecter la biodiversité en s’opposant à la destruction de l’habitat naturel et l’extinction des espèces, soumettre la mondialisation aux principes du développement durable
  • Éliminer la discrimination en condamnant les dictatures et les régimes politiques basés sur le déni des droits de l’Homme, garantir l’approvisionnement en nourriture et en eau potable
  • Adopter une économie verte sur le modèle des processus de planification écologique sans gaspillage grâce à la réutilisation et au recyclage, renforcer le rôle des organisations internationales pour régler les conflits militaires, économiques et écologiques
  • Reconnaître la nécessité d’agir ensemble aux niveaux local et mondial pour agir globalement en cette ère de glocalisation.

Dans le contexte d'une vision mondiale, ne cherchons plus une approche curative aux problèmes, mais une approche préventive qui aille à la source.  Il ne faut pas perdre de vue que notre société est constituée d'une multitude de secteurs intimement reliés entre eux.  Et pour le maintien de la qualité de vie, il est essentiel que toutes ces parties fonctionnent harmonieusement et équitablement.  Et cela pour le bien de la population, de l'environnement et de l’économie.

Pour réaliser ce projet sociétal, plusieurs pans de notre vie quotidienne devront être corrigés tels que le système de santé préventive, celui de l’éducation nationale certifiée, le développement durable des ressources naturelles et énergétiques renouvelables, la justice sociale et fiscale autofinancée, l’éthique en gouvernance et l’administration gouvernementale, le transport collectif et l’habitation certifié, la culture ouverte et langue nationale respectée, l’économie verte et création d’emplois, le Plan Nord vs Plan Sud et, évidemment, le système électoral participatif et son mode de scrutin adapté à notre époque ayant été conçu pour le bipartisme.  Chaque correction au programme à venir se fera selon les conseils d’experts indépendants dont la seule préoccupation sera le bien-être de la population, le maintien de sa qualité de vie et le respect de la Charte des verts mondiaux en convergence avec les conventions-cadres internationales en vigueur. Le Québec doit montrer le chemin à suivre au reste du monde par ses actions internationales avant-gardistes afin de compenser la mauvaise réputation du gouvernement fédéral actuel.

Santé préventive

Le système de santé doit être efficace et accessible à toute la population québécoise.  Nous croyons que l’amélioration du niveau de santé de la population ne passe pas uniquement par un investissement dans un système curatif, mais également par un investissement massif dans la prévention des problèmes de santé. 

Dans cet objectif, une amélioration marquée de la qualité de notre alimentation, de l’air que nous respirons ainsi que des conditions de travail (stress, surmenage, etc...) parviendront à réduire le coût total du système de santé.  Pour garantir notre sécurité alimentaire exigeons que les entreprises prennent leur part de responsabilité envers les citoyens, en instaurant une approche de précaution envers l'agriculture industrielle au lieu d’entretenir une gestion d’analyse des risques. Il a été résolu d’abolir le programme actuel de fluoruration de l’eau potable et d’établir une nouvelle stratégie d’information publique sur les soins dentaires, de faire la promotion de coopératives de santé, modifier la Loi sur les pharmacies pour créer des coopératives de santé avec pharmacie et rendre obligatoire qu’un pharmacien soit propriétaire d’une pharmacie.

Éducation nationale certifiée

Le système d’éducation doit demeurer neutre et indépendant afin de permettre une formation de qualité visant non seulement la performance mais également l’esprit critique en mettant l’accent sur des matières telles que l’histoire, la philosophie et l’écologie.  Pour se faire, le système d’éducation doit être équitable, c’est-à-dire accessible et de qualité pour tous.  L’université doit être le milieu privilégié de réflexion sur les sociétés humaines de demain et non seulement sur les technologies futures. Il a été proposé d’augmenter les investissements en éducation grâce au Fonds Néga Watt et de l’exportation des surplus de l’énergie éolienne produits par des coopératives.

Développement des ressources naturelles et énergétiques

Dans le contexte des changements climatiques qui affecteront tôt ou tard la société québécoise, le Québec se doit d'élaborer une politique énergétique équitable.  Nous proposons, d'une part, une politique de réduction de la consommation en investissant sur l'efficacité énergétique.  D'autre part, il est impensable, comme le font les gouvernements actuels, de mettre toutes les sources d'énergie sur un pied d'égalité.  Les combustibles fossiles constituent encore plus de 50% de l'énergie totale utilisée au Québec.  Il est temps d'investir dans le développement de sources d'énergies renouvelables afin de devenir plus indépendant énergiquement et d'acquérir une précieuse expertise exportable.  La véritable indépendance du Québec se fera par celle de l'énergie.  Dans toutes les décisions politiques d'un gouvernement vert, les aspects environnementaux seront analysés et considérés d'un point de vue aussi bien local que global.  Ces politiques doivent amener à une meilleure protection de la biodiversité, à une meilleure gestion des déchets, à une réduction des émissions des gaz à effet de serre et des rejets industriels polluants. Il a été adopté de revoir la tarification des tarifs d’électricité en fonction de l’efficacité énergétique, plafonner et marchander les émissions de gaz à effet de serres, augmenter les pouvoirs du forestier en chef, mettre fin à l’exploitation abusive des mines et instaurer un moratoire d’une génération sur l’exploration des gaz de schiste.

Justice sociale et fiscale équitable

Nous voulons édifier un système de revenu minimum garanti inconditionnel pour tous les citoyens.  La charge fiscale des québécois et québécoises est lourde et n’est pas réparti de façon équitable.  Le Parti Vert se propose de réduire les impôts directs et d’instaurer un système fiscal basé sur le principe du pollueur-payeur par des taxes vertes : les écotaxes.  Ce type de fiscalité donne le choix à l'entreprise sur son mode de production et au citoyen sur son mode de consommation tout en contribuant aux caisses de l’État.  Ces écotaxes viseraient à réduire les activités humaines dommageables à l’environnement comme l’émission de gaz à effet de serre, la génération de déchets non-recyclables, la destruction de la biodiversité...  Ce type de fiscalité favorise leur réduction et réduit la charge fiscale des consommateurs responsables.  De plus, il est temps de faire respecter nos droits en obligeant les entreprises à assumer le cycle de vie de leurs produits, de sa fabrication à l’usine jusqu’à sa fin chez le consommateur où il est finalement éliminé, en légiférant selon le principe du pollueur-payeur et de taxer les spéculateurs sur leurs transactions financières par une taxe Robin des bois dite Tobin de 0,1 %. Il a été adopté de créer un fonds des régions dans lequel serait versé 10 % des bénéfices des exploitations des ressources naturelles et qu’il serve aux régions dépourvues et de faire passer les garanties exigées à l’avance de 70 % à 100%  du coût de la restauration.

Système politique : démocratie, information et éthique

Le Parti Vert veut instaurer, au Québec, un système électoral basé sur la proportionnelle mixte comme c’est le cas dans la majorité des pays démocratiques.  Ce système permettra le partage du pouvoir par des partis politiques d’écoles de pensées différentes afin de mieux représenter les volontés et le poids réel de l’électorat.  Il a été adopté d’instaurer une formule de rappel des élus selon leur niveau de votes obtenus, de soumettre à l’approbation de l’Assemblée nationale la nomination des sous-ministres et des présidents de société d’État, de créer un Conseil supérieur du développement durable (CSDD) responsable de diffuser l’information scientifique objectives et de qualité, de présenter un projet de loi pour affirmer l’importance du droit du public à l’information de qualité, diversifiée et accessible instituant un Conseil de l’information et un Fonds d’aide à l’information, de tenir des élections à date fixe, faire connaître les programmes de tous les partis politiques et les diffuser à partir du DGEQ (Directeur général des élections Québec), d’élire le lieutenant gouverneur et le premier ministre au suffrage universel direct indépendamment des députés dont 50 (1/3) seraient élus en fonction de la proportionnelle régionale, et de rendre public trois mois avant les élections générales les rapports du Vérificateur général, du commissaire au développement durable et du CSDD.

Relations internationales et Conventions entre nations

Les grandes décisions de politique étrangère, comme la position canadienne face aux changements climatiques, sont prises par le gouvernement Harper d’Ottawa, trop souvent en contradiction avec les intérêts et les valeurs du Québec ou avec les valeurs défendues dans la Charte mondiale des verts, il nous faudrait regrouper tous les principaux services reliés à l’action internationale du Québec dans un seul ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Commerce international  afin d’étendre, au maximum de ses moyens, le rayon d’action du Québec dans le monde et sa pleine participation dans les forums internationaux où sont discutées des questions qui concernent les Québécois dont les Conventions-cadre relevant de l’ONU : le Québec doit prendre sa place à Rio+20 en juin 2012. Le PVQ élaborera une politique étrangère qui reposera sur la promotion des intérêts des Québécois dans le monde, la promotion de l’identité et de la culture québécoises et des ses valeurs vertes, relancera la politique québécoise de coopération en concertation avec les organisations non gouvernementales en développement durable et augmentera l’engagement du Québec au sein de la Francophonie institutionnelle dans les réseaux francophones puis s’engagera dans l’élaboration d’un projet de Convention de la promotion et la protection de la diversité linguistique tout en faisant rayonner le génie québécois et ses technologies vertes.

Charte mondiale des verts (PDF, 7,8 Mo)