Justice sociale

Revenu minimum garanti

Le salaire minimum et les prestations gouvernementales doivent être réformés, certes pour encourager le travail, mais aussi pour s’assurer que tous puissent couvrir leurs besoins fondamentaux. En particulier, le PVQ vise l’augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l’heure à moyen terme.

Nous considérons en effet que les prestataires d'aide sociale, à l'instar de tous nos concitoyen-ne-s les plus démuni-e-, doivent bénéficier d'un revenu minimum garanti. Ce RMG doit couvrir tous les besoins de base et permettre à tous-tes d'au moins atteindre le seuil de pauvreté. Il faut comprendre que les gens en recherche d'emploi ont besoin d'un minimum de moyens (ex. : vêtements convenables, accès au transport, etc.) pour réussir.

Conditions de travail

Tout d'abord, concernant les syndicats : Malgré les événements révélés par la Commission Charbonneau, le PVQ croit que l'action syndicale est bénéfique pour les travailleur-euse-s du Québec. Les syndicats jouent un rôle clé dans la redistribution équitable de la richesse et dans le soutien de la classe moyenne. De plus, via les fonds de travailleur-euse-s (dont les réformes nécessaires sont déjà amorcées), ils contribuent également à un développement économique durable, au bénéfice des citoyen-ne-s de toutes les régions. Le Parti Vert du Québec s'inscrit en solidarité avec le mouvement syndical.

Concernant les conditions de travail dans le secteur public, le PVQ est solidaire avec les fonctionnaires de l'État québécois. Selon nous, le meilleur moyen d'avoir une fonction publique fiable, compétente et intègre, c'est d'offrir des conditions de travail avantageuses. La Commission Charbonneau a révélé les graves conséquences de la perte d'expertise et de « l'exode des cerveaux » au ministère des Transports : lorsque les conditions de travail sont meilleures dans le secteur privé, le secteur public a de la difficulté à embaucher et doit avoir recours aux services d'entreprises privées en sous-traitance, ce qui ouvre la porte à la collusion et à la corruption. La sécurité d'emploi fait partie des avantages que le secteur public peut offrir à ses employé-e-s pour les attirer et les garder dans le service public.

En ce qui concerne les régimes de retraite, c'est le même principe. Les personnes retraitées ont le droit à un niveau de vie adéquat. Elles ont travaillé pour gagner leur vie, et elles méritent qu’on respecte la promesse que nous leur avons faite, qu'elles aient travaillé dans le secteur privé et le secteur public. Au lieu de faire de la politique sur le dos des retraités, le gouvernement provincial devrait s’assurer que tous les citoyen-ne-s aient le droit à une retraite convenable.

Le PVQ propose en outre d'instaurer la semaine de travail de 35 heures. Il y a plusieurs raisons pour lesquelle il faut militer en faveur de cette réforme. Tout d'abord, en distribuant le travail de manière plus équitable dans la société, on s'assure que davantage de personnes puissent trouver un emploi, ce qui réduira le chômage et réduira la pression sur les programmes publics de soutien au revenu. En travaillant tous-tes un peu moins, on s'assure que plus puissent travailler. De plus, il s'agit d'une excellente mesure de conciliation travail-famille ou travail-études. Enfin, il s'agit d'une mesure de santé publique. En effet, une réduction du temps de travail réduira aussi les accidents et les maladies (physiques et mentales) liées au travail. Cette mesure serait assortie de l'abolition du temps supplémentaire obligatoire.

Concernant l'âge de la retraite, nous nous opposons à toute hausse. Cet agenda d’austérité néolibérale est inacceptable. Pour le Parti Vert du Québec, nous devons respecter la promesse que nous avons faite à nos travailleur-euse-s et à nos aîné-e-s. Les citoyen-ne-s du Québec méritent une retraite confortable que l’État a le devoir de permettre. La hausse de l’âge de la retraite ou la réduction des prestations constitueraient des reculs inacceptables.

Services aux aîné-e-s

Pour bien trop longtemps nous avons laissé les soins de nos aîné-e-s dans les mains du secteur privé. D’un service à un autre, les aîné-e-s se retrouvent à remplir les poches des corporations simplement pour avoir des services de base dont les médicaments, les soins à long terme en résidence et les soins dentaires. Tous-tes sont laissé-e-s au marché privé qui fonctionne très bien pour les plus riches, mais qui laisse les aîné-e-s à faible revenu sans ressources. Voici 5 gestes concrets que nous pouvons prendre afin de prendre soins de nos aîné-e-s:

  • Bonifier le réseau des CHSLD et y améliorer la qualité de vie au niveau des meilleures résidences privées.

  • Un revenu minimum garanti qui nous permettra de tirer tous nos aîné-e-s de la pauvreté dès maintenant.

  • Un système de soins dentaires public universel et gratuit pour tous.

  • La création de Pharma-Québec qui instaurera la gratuité des médicaments de prescription.

  • Instaurer la gratuité du transports en commun.

De plus, le Parti Vert du Québec appuie le développement des services d'économie sociale qui permettent le maintien à domicile des personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Cela permet d'économiser sur les frais d'hospitalisation tout en créant des emplois dans le secteur des services (aides ménagers, cuisines collectives et popotes roulantes, soins personnels, etc.)

Logement social

Le Parti Vert du Québec appuie la position du FRAPRU, qui demande au gouvernement du Québec de financer la construction de 50 000 nouveaux logements sociaux. 

Nous croyons que tous les Québécois-es devraient avoir accès à un logement de bonne qualité, peu importe leur situation financière. Cela fait partie des besoins fondamentaux qu’une société aussi riche que la nôtre doit s’assurer de couvrir pour tous-tes. Le fait qu'un grand nombre de Québécois-es dépense 50% de leur revenu (ou plus) pour se loger est une situation inacceptable qui nécessite l'intervention directe du gouvernement.

Garderies publiques

Les centres de la petite enfance sont un trésor pour le Québec. Par contre, les coupures des dernières années ont fait en sorte que l'accès aux services passe par une longue file d'attente ou une connexion politique aux grands partis.

Le Parti Vert du Québec propose la bonification des services afin de les rendre accessible à tous ceux et celles qui le souhaitent. Les places en garderie à 7$ (pas 8$, ni 9$) étant un bon moyen de lutte contre la pauvreté (en permettant aux parents – surtout aux mères – de retourner sur le marché du travail), il serait bon de favoriser ces familles d'abord. Ceci dit, toutes les familles du Québec doivent avoir accès au régime de garderies subventionnées. Le PVQ croit à l'universalité des services publics et propose de mettre un cran d’arrêt à l’augmentation des tarifs.

Justice et sécurité publique

Selon nous, la meilleure façon de lutter contre la criminalité est de s'assurer que notre société soit en santé, éduquée, prospère et juste. Cela débute avec une stratégie de prévention et non punitive.

Pour une unité d’enquête indépendante sur le travail des policiers.

En ce qui concerne la déontologie policière, au moment présent, les enquêtes sur le travail des policier-ière-s sont simplement faites par un autre corps de policiers. Cette pratique réduit la crédibilité des policier-ière-s, cause une image préjudiciable à l’ensemble des forces de l’ordre, et crée des tensions entre les policier-ière-s et les citoyen-ne-s qu’ils-elles sont engagé-e-s pour protéger.

Le Parti Vert du Québec propose donc l’établissement d’un département d’enquête indépendant. L’Ontario possède déjà un modèle semblable, nous pourrions nous en inspirer et l’améliorer afin de le rendre plus transparent et efficace.  

Traiter les problèmes de toxicomanie comme un problème de santé publique via une approche non-criminelle

Le PVQ appuie la décriminalisation des drogues. La fin de la « Guerre contre les drogues » permettra de briser le monopole (et de tarir une source de financement) du crime organisé, d'exercer un contrôle de qualité du produit et d’en encadrer le commerce, ainsi que d'éliminer des dépenses superflues en services policiers et juridiques, libérant ainsi des ressources pouvant être investies ailleurs, comme la prévention et le traitement des dépendances. Les racines de la dépendance constituent un problème de santé publique, la criminalité qui en découle n’en est que le symptôme.

Mieux former les policier-ière-s sur les problèmes de santé mentale

Depuis un certain temps, les interventions des forces de l'ordre sur des personnes qui souffrent de maladie mentale finissent en tragédie. Par exemple, dans les trois dernières années à Montréal, trois itinérants ont été tués par balle par le SPVM. Cela doit changer, et une meilleure formation des policier-ière-s pourrait permettre de sauver des vies. Les policier-ière-s autant que les citoyen-ne-s méritent qu’on porte une attention plus particulière à ce problème.

Abolir les règlements anti-manifestation abusifs 

L'acte de manifester est garanti par la Charte canadienne des droits et libertés. Le Parti Vert du Québec croit que certains règlements et lois portent atteinte à ces droits et que le gouvernement du Québec doit prendre des actions concrètes dès maintenant pour redonner et garantir le droit de manifester à l’ensemble des citoyen-ne-s.

Cela devrait comprendre l'abolition du règlement P-6 de la Ville de Montréal ainsi que des autres règlements similaires adoptés dans quelques autres villes du Québec, par voie législative, et assortie d’une enquête indépendante sur le travail des policieière-s lors du "Printemps érable". Il est maintenant temps de finir le travail en abolissant aussi les règlements municipaux similaires adoptés par différentes administrations municipales.

 

Parti Vert du Québec