Halimatou Bah, chef adjointe du Parti vert du Québec, s’est exprimée contre le racisme systémique dans le système de santé de la province, en particulier à l’égard des étudiants et des infirmières africains recrutés par le gouvernement. Dans une publication percutante sur Facebook, Bah a mis en lumière la discrimination à laquelle ces professionnels font face, malgré leur recrutement actif pour soutenir un secteur de la santé en difficulté.

« Un étudiant africain est considéré apte à être préposé aux bénéficiaires. Mais pas infirmier ou médecin ? »

La déclaration de Bah fait suite à un nombre croissant de rapports détaillant le racisme vécu par les travailleurs de la santé africains au Québec. Elle a souligné que, bien que les hôpitaux emploient un pourcentage élevé d’immigrants et de personnes racialisées, ils demeurent parmi les lieux de travail les plus touchés par le racisme. Elle a également évoqué la mémoire de Joyce Echaquan, une femme atikamekw décédée dans un hôpital québécois en 2020 après avoir été victime d’abus racistes de la part du personnel médical.

« Trop souvent, on nous fait croire que prendre la parole ne sert à rien, que c’est une bataille perdue d’avance. »

Bah a encouragé ceux qui font face à la discrimination à affirmer leurs droits et à envisager de porter plainte auprès d’institutions telles que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, leur syndicat ou la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail).

« Peu importe votre position ou statut, une personne raciste restera raciste. Ne vous effacez donc pas pour que les autres se sentent à l’aise. »

Elle a encouragé les immigrants à embrasser leur identité, refusant de changer leur accent, leur coiffure ou leurs expressions culturelles pour rendre les autres plus à l’aise.

L’engagement du Parti vert envers la diversité et la justice sociale

Le Parti vert du Québec est reconnu comme l’une des organisations politiques les plus diversifiées de la province, avec une équipe dirigeante qui reflète la population multiculturelle du Québec. Le parti est engagé en faveur de l’écosocialisme et de l’anti-racisme, plaidant pour des politiques qui abordent la justice raciale, économique et environnementale. Cela inclut une opposition ferme au projet de loi 21, la loi sur la laïcité du Québec, qui affecte de manière disproportionnée les femmes musulmanes et d’autres minorités religieuses en restreignant leur droit de porter des symboles religieux dans certains emplois du secteur public. Le leader du Parti vert, Alex Tyrrell, et d’autres membres ont dénoncé à plusieurs reprises cette loi comme discriminatoire et une atteinte aux libertés individuelles.

La déclaration de Bah renforce l’engagement du parti à lutter contre le racisme systémique sous toutes ses formes, en particulier au sein des institutions publiques comme la santé. Alors que les débats sur l’immigration, les pénuries de main-d’œuvre et la justice raciale continuent au Québec, le Parti vert reste un défenseur vocal de changements structurels visant à promouvoir l’inclusivité et l’équité.