Dans le dernier épisode du balado Mentalité Verte, le chef du Parti Vert du Québec Alex Tyrrell, accompagné de la cheffe adjointe Halimatou Bah et de la membre du Conseil exécutif Manel Chaouche, a ouvert un débat essentiel : celui de la fast fashion et de ses conséquences désastreuses sur l’environnement, la santé humaine et la justice sociale.
Vous avez sûrement déjà vu passer une pub pour un t-shirt à 5 $, ou une « nouvelle collection » qui arrive toutes les deux semaines sur votre fil Instagram. Ce que vous ne voyez pas, par contre, ce sont les rivières polluées, les décharges à ciel ouvert au Sud global, et les travailleuses exploitées qui rendent ces prix ridicules possibles.
Une industrie toxique… au sens propre
« L’industrie textile génère jusqu’à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, » explique Halimatou Bah. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg : production de vêtements à base de fibres plastiques, gaspillage massif, microplastiques, et obsolescence programmée font partie intégrante du modèle d’affaires.
Manel Chaouche ajoute : « Le vêtement est pensé pour ne pas durer. Les matériaux sont cheap, les fibres sont mélangées, les coutures lâchent après trois lavages. C’est une stratégie. » Résultat : des millions de tonnes de vêtements sont jetées chaque année, souvent incinérées ou envoyées dans des pays du Sud, où elles polluent les sols et les communautés locales.
Derrière le vêtement : des vies sacrifiées
L’équipe de Mentalité Verte rappelle que derrière chaque t-shirt à bas prix, il y a souvent un ouvrier sous-payé. L’industrie du textile emploie des millions de femmes dans des conditions inhumaines, avec des salaires qui tournent parfois sous les 2 $ par jour. Et ce n’est pas tout : selon l’Organisation internationale du travail, près de 170 millions d’enfants sont impliqués dans la chaîne de production.
Alex Tyrrell cite notamment la tragédie du Rana Plaza, survenue en 2013 au Bangladesh, qui a coûté la vie à plus de 1 100 personnes. « Il faut voir la fast fashion pour ce qu’elle est vraiment : une industrie fondée sur l’exploitation humaine et la destruction écologique. »
Scot, un influenceur québécois qui prouve qu’un autre modèle est possible
Pour illustrer qu’il est possible de concilier mode et éthique, Manel a réalisé une capsule avec Scot, un influenceur québécois bien connu sur TikTok (@scotwithone.t). Connu pour son style unique et sa conscience sociale, Scot milite activement pour la réduction du gaspillage textile à travers la friperie.
Il encourage sa communauté à acheter seconde main, à cultiver leur propre style plutôt que de suivre les tendances jetables, et à s’éduquer sur l’impact réel de leurs choix. « Plus je triffe, moins j’ai envie d’acheter de la fast fashion », affirme-t-il simplement. Son approche décomplexée de la friperie inspire des milliers de jeunes au Québec à changer leurs habitudes de consommation, tout en restant stylés.
Des solutions concrètes à portée de main
L’épisode explore aussi les alternatives au modèle dominant : développement de standards légaux de durabilité, étiquetage clair de la qualité des vêtements, soutien aux producteurs locaux, promotion des friperies, accessibilité à la couture, ou encore personnalisation de vêtements usagés. Halimatou propose même d’afficher sur les étiquettes le nombre de lavages estimés pour chaque pièce, afin de responsabiliser l’industrie et informer les consommateurs.
Manel souligne également l’importance de soutenir les couturières locales : « Chaque pantalon que j’achète en friperie, je l’amène chez ma couturière de quartier. Elle fait des miracles. Résultat : j’ai des vêtements faits pour moi, durables, éthiques, et beaux. »
Culpabiliser les consommateurs? Non. Informer et organiser? Oui.
Tous les participants s’entendent pour dire que le problème ne vient pas des individus, mais des structures économiques et publicitaires qui poussent à la surconsommation. Les marques investissent massivement pour créer des besoins artificiels, en particulier auprès des femmes et des jeunes, qui subissent une pression sociale immense liée à l’apparence.
« La mode rapide, ce n’est plus une question de style, c’est une question de justice sociale et de survie environnementale », conclut Halimatou.
Et maintenant?
Si vous vous demandez par où commencer, Manel a un conseil simple : « Ce n’est pas une révolution du jour au lendemain. Posez-vous une seule question avant d’acheter : en ai-je vraiment besoin? Et ensuite, explorez les alternatives, une à la fois. »
🎧 L’épisode complet est disponible sur YouTube et sur toutes les plateformes de balado.
🌱 Découvrez les propositions concrètes du Parti Vert du Québec sur pvq.qc.ca.
🧥 Et pour de l’inspiration concrète : suivez @scotwithone.t sur TikTok. Il prouve chaque jour qu’on peut avoir du style sans nuire à la planète.





















