Pipelines, Déchets Toxiques et Carbone : Le Parti Vert du Québec sonne l’alarme

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    Dans un nouvel épisode percutant de son balado Mentalité Verte, le chef du Parti Vert du Québec (PVQ), Alex Tyrrell, s’est entretenu avec la cheffe adjointe Halimatou Bah sur une série de controverses environnementales qui secouent actuellement le Québec. Ensemble, ils ont dénoncé le retour des projets d’oléoducs, la complaisance gouvernementale envers l’importation de déchets toxiques à Blainville, ainsi que l’abandon des politiques climatiques à l’échelle fédérale.

    💥 Le retour des oléoducs : « Une idée toxique recyclée »

    La discussion s’ouvre sur le retour en force du discours pro-pipeline dans le contexte électoral fédéral. Pour Halimatou Bah, il s’agit d’« une tentative de recycler ces vieilles idées toxiques sous un nouveau vernis ». Tyrrell et Bah soulignent le large consensus scientifique et citoyen contre toute nouvelle infrastructure fossile : « Chaque pipeline construit aujourd’hui est une dette écologique pour les générations futures », affirme Bah. Ils rappellent la victoire contre le projet GNL Québec comme un moment fondateur du mouvement écologiste au Québec.

    ⚖️ Taxe carbone : oui, mais équitable

    Alors que le gouvernement fédéral de Mark Carney a aboli la taxe carbone dans plusieurs provinces, laissant le Québec seul à maintenir un prix sur le carbone, le PVQ s’inquiète de l’inaction climatique à Ottawa. Halimatou Bah défend le principe de cette taxe, mais déplore qu’elle frappe souvent les ménages plutôt que les véritables pollueurs : « Ce ne sont pas toujours les plus gros pollueurs qui paient », explique-t-elle. Le PVQ propose une taxe ajustée selon les revenus, le lieu de résidence et le nombre d’enfants, afin d’en faire un outil de justice environnementale.

    🚨 Blainville : un site d’enfouissement imposé à coups de bâillon

    Autre sujet brûlant : le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Stablex à Blainville, qui prévoit accueillir des déchets dangereux importés des États-Unis. Tyrrell dénonce l’intervention autoritaire du gouvernement Legault, qui a forcé la vente du terrain municipal en adoptant une loi sous le bâillon, « en pleine nuit, en limitant le débat ».

    Pour Bah, cette manœuvre démontre un mépris flagrant pour les communautés locales : « Le Québec ne doit pas être la poubelle de l’Amérique du Nord. C’est une ligne rouge. » Elle appelle à une réforme complète du processus d’évaluation environnementale, avec une place centrale pour les citoyens, les Premières Nations et la communauté scientifique.

    🗑️ Crise de gestion des déchets : un Québec dépassé

    Les deux responsables verts dénoncent l’hypocrisie du gouvernement, qui se montre intransigeant sur l’importation de boissons alcoolisées, mais laisse entrer des déchets dangereux sans contrepartie. Tyrrell évoque aussi des scandales passés à Pointe-Claire et Kanesatake pour souligner l’ampleur de la crise : « C’est le bordel total au Québec quand vient le temps de parler de gestion des matières résiduelles. »

    ✊ Une mobilisation populaire en croissance

    Malgré le cynisme ambiant, Bah se réjouit de la forte mobilisation citoyenne à Blainville et ailleurs : « C’est grâce à cette mobilisation qu’on a stoppé GNL Québec, et c’est comme ça qu’on va arrêter Stablex aussi. Même sous bâillon, il faut continuer à se battre. »

    Le Parti Vert du Québec appelle à une résistance populaire et déterminée face aux dérives environnementales du gouvernement Legault et à l’abandon des responsabilités climatiques par Ottawa. Pour eux, le Québec doit rester un bastion de justice écologique, sans oléoducs, sans déchets toxiques, et avec une transition énergétique au service du bien commun.