Alors que Donald Trump parle ouvertement de la possibilité d’engager directement une guerre contre l’Iran, le moment est venu pour toutes et tous de dire haut et fort que les États-Unis et le Canada ne doivent pas s’impliquer dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

Israël commet un génocide en Palestine et a attaqué à plusieurs reprises le Liban, l’Iran et le Yémen. Ces attaques ont causé la mort de dizaines de milliers de personnes. Le Canada a soutenu toutes ces actions et n’a offert que des condamnations minimales envers certains individus ou actes. Le Canada a appuyé les États-Unis dans presque toutes leurs invasions étrangères. Nous avons échoué à développer une politique étrangère indépendante, et même après que le président américain a menacé d’écraser notre économie et de nous annexer, le gouvernement canadien, faible et insensé, cherche encore à approfondir la coopération militaire avec ce pays.

C’est le premier grand test du leadership de Marc Carney en matière de politique étrangère. Il est temps pour le Canada de condamner les attaques contre la Palestine, le Yémen, le Liban et l’Iran — des attaques basées et soutenues par les États-Unis et menées par Israël. Nous ne pouvons pas nous permettre une guerre contre l’Iran — ni moralement, ni financièrement, ni logistique-ment.

Carney a déclaré pendant la campagne que les relations entre le Canada et les États-Unis ne seraient plus jamais les mêmes. Pourtant, selon mon collègue Yves Engler, le Canada est probablement déjà impliqué dans des plans d’attaque contre l’Iran par le biais de diverses opérations conjointes avec les États-Unis. Notre pays a aidé l’armée israélienne dans ses objectifs sinistres. Nous avons été du mauvais côté de l’histoire et avons contribué à l’escalade des tensions et aux massacres. Le Canada a même participé à des opérations de bombardement au Yémen en réponse à leur soutien envers la Palestine.

À ce stade, le Canada doit se retirer de toutes ces opérations militaires conjointes dirigées par les États-Unis et Israël. Les soldats canadiens doivent revenir immédiatement au pays, et le Canada devrait utiliser son influence limitée pour plaider en faveur de la paix, plutôt que de provoquer la guerre.

Alex Tyrrell
Chef du Parti vert du Québec