Le Parti Vert du Québec (PVQ) dénonce la décision du gouvernement Legault de permettre à des institutions publiques telles que la Caisse de dépôt et placement et Investissement Québec d’investir dans la production et le commerce d’armes.

Selon le chef du parti, Alex Tyrrell, cette politique représente une rupture dangereuse avec la tradition pacifiste du Québec et détourne les fonds publics vers le complexe militaro-industriel.

« Chaque matin au Québec, des milliers de personnes vont travailler pour fabriquer des bombes. Ces bombes sont utilisées pour tuer des Palestiniens, pour détruire des maisons, pour alimenter des guerres injustes. »

« Le Québec ne doit pas être complice de la guerre. Nous ne devons pas financer des entreprises qui participent à des massacres. »

Ces paroles ont été prononcées par Alex Tyrrell lors de la Marche pour la paix et le désarmement, organisée par le Mouvement québécois pour la paix le 19 octobre à la Place du Canada à Montréal.

L’événement a rassemblé des militants pour la paix, des syndicats, des groupes d’étudiants et des organisations environnementales pour dire non à l’austérité, non à l’OTAN et non à la guerre.

François Legault ouvre les coffres publics à l’industrie de la guerre

Dans son discours, Alex Tyrrell a vivement critiqué le Premier ministre François Legault et sa ministre de l’Économie, Christine Fréchette, pour leur décision de « lever le tabou » sur le financement public de l’industrie de l’armement.

« François Legault veut transformer l’économie du Québec en une économie de guerre. Il dit qu’il s’agit de créer des emplois – mais des emplois pour faire quoi ? Pour construire des bombes ? Pour tuer des gens ? Ce n’est pas à quoi devrait ressembler une économie future. »

Tyrrell a rappelé à la foule que cette nouvelle politique permet à la Caisse de dépôt et à Investissement Québec de financer directement des fabricants d’armes tels que General Dynamics et Rheinmetall, qui produisent des obus et des composants utilisés dans des conflits meurtriers, y compris à Gaza et en Ukraine.

« Le gouvernement choisit la guerre plutôt que le climat. Il choisit de financer des bombes plutôt que la transition écologique. »

La complicité du Québec dans les crimes de guerre

Tyrrell a également parlé de témoignages de première main de personnes qui ont vu les conséquences de la guerre.

« Dr. Sarah Lalonde, une médecin québécoise qui a travaillé à Gaza, m’a dit qu’elle avait retiré une balle d’un patient. Cette balle venait probablement d’une usine de General Dynamics ici même au Québec. Pensez-y : nous fabriquons les armes ici, et elles tuent des gens là-bas. C’est honteux. »

Il a souligné que le Québec ne peut prétendre être humaniste et écologique tout en alimentant la production d’armes utilisées dans des guerres illégales.

Le chef du PVQ a appelé le gouvernement à fermer les usines d’armes et à soutenir les travailleurs dans leur transition vers des industries civiles et durables.

« Si nous voulons vraiment être une société de paix, nous devons cesser de produire des armes. Nous devons investir dans des emplois verts, dans les soins de santé, dans l’éducation et dans la lutte contre le changement climatique. »

Pour une économie de paix et de justice sociale

Le Parti Vert du Québec appelle à une réorientation complète de l’investissement public vers des projets qui répondent aux besoins sociaux et environnementaux.

Selon le parti, une économie basée sur la paix n’est pas seulement possible – elle est essentielle pour un avenir viable.

Le PVQ plaide pour une rupture avec l’OTAN et le rejet de toute politique qui subordonne l’économie du Québec à des objectifs militaires étrangers. Le parti soutient la conversion des industries d’armement vers les énergies renouvelables, les transports publics, le logement social et la production alimentaire locale.

Un appel à la mobilisation

À la fin de son discours, Alex Tyrrell a lancé un appel clair à l’action :

« Le Québec doit résister à l’agenda militaire. Nous devons rejeter la militarisation de notre économie et choisir un avenir de paix, de justice sociale et de transition écologique. »

Il a conclu en remerciant le Mouvement québécois pour la paix pour son important travail de sensibilisation, et a réaffirmé l’engagement du Parti Vert du Québec à s’opposer au militarisme sous toutes ses formes.