Aujourd’hui, le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, a pris part à la manifestation anti-ICE à Montréal et a été exposé aux gaz lacrymogènes lorsque l’escouade antiémeute du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dispersé la foule.

Quelques boules de neige lancées en direction des policiers auraient déclenché une réponse jugée disproportionnée. Devant le siège social de GardaWorld, les agents ont déployé des irritants chimiques, frappé leurs boucliers et chargé la foule à plusieurs reprises alors que des personnes quittaient les lieux. Selon le Parti vert du Québec, tout porte à croire que la protection des collaborateurs de l’Immigration and Customs Enforcement (U.S. Immigration and Customs Enforcement) a été priorisée au détriment de la liberté d’expression.

Les manifestant·e·s s’étaient rassemblé·e·s devant le siège social de GardaWorld afin de dénoncer les contrats que l’entreprise détient avec l’ICE et l’administration de Donald Trump. L’ICE est accusée de procéder à des arrestations massives, de détenir et de brutaliser des personnes immigrantes et des citoyens américains sans supervision adéquate ni respect des droits humains. GardaWorld offrirait des services de soutien et fournirait du personnel à la prison surnommée « Alligator Alcatraz ».

Pour aggraver la situation, GardaWorld reçoit des subventions du gouvernement du Québec, et ce, alors que les services publics sont démantelés, que le transport en commun est réduit et que de nombreuses personnes peinent à payer leur loyer et à se nourrir.

Le Parti vert du Québec affirme que les entreprises canadiennes ne devraient pas être complices des politiques anti-immigration de l’administration Trump, lesquelles auraient déjà causé la mort de nombreuses personnes innocentes. Dans un contexte où plusieurs partis politiques québécois intensifient leur rhétorique anti-immigrants et idéalisent certaines politiques américaines, le parti appelle à la vigilance afin que le Québec ne suive pas la voie des États-Unis.

Le Parti vert du Québec s’oppose à l’affiliation de GardaWorld avec l’ICE, à l’utilisation de fonds publics pour subventionner ses opérations, à ce qu’il qualifie de croisade anti-immigrante aux accents autoritaires de l’administration Trump, ainsi qu’à la montée d’un discours anti-immigration dans la vie politique québécoise.

La vidéo ci-jointe présente le témoignage d’Alex Tyrrell sur les événements. Selon lui, la réponse policière a été disproportionnée et, alors que les manifestant·e·s étaient repoussés du siège social de GardaWorld, l’escouade antiémeute aurait empêché des personnes de quitter le groupe, allant jusqu’à bloquer l’accès à un autobus quelques minutes avant qu’un autre groupe d’agents ne charge la foule.

Alex Tyrrell condamne les actions du SPVM lors de cette manifestation.