Le Parti vert du Québec dénonce avec force le projet de loi 20, qui menace directement l’équilibre et la viabilité des coopératives d’habitation. « Les coopératives ne sont pas de simples logements subventionnés : ce sont des milieux de vie démocratiques, gérés par leurs membres, qui reposent sur l’engagement, la participation et la solidarité. Elles doivent demeurer des organisations souveraines, et non être placées sous tutelle gouvernementale », affirme Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec.
Le Parti vert s’inquiète particulièrement des seuils de revenus envisagés, qui risquent d’exclure des ménages qui ne sont en rien riches, surtout dans le contexte actuel d’inflation et de crise du logement. « On parle de travailleuses et de travailleurs qui, après quelques années, améliorent légèrement leur situation. Les pénaliser ou les forcer à quitter, c’est les renvoyer dans un marché locatif spéculatif et hors de prix. »
Selon le Parti vert, cette logique fragilise directement les coopératives en brisant la mixité sociale qui constitue l’un de leurs principaux atouts. « Une coopérative forte repose sur une diversité de revenus, de compétences et d’expériences. En imposant une homogénéisation par le bas, le gouvernement affaiblit ces milieux, fait fuir des membres expérimentés et compromet leur stabilité à long terme. »
Le Parti vert critique également la mise en place d’un guichet unique basé uniquement sur le revenu, qui retirerait aux coopératives leur pouvoir fondamental de sélectionner leurs membres. « Réduire l’accès à une simple question de revenus, c’est ignorer complètement les valeurs coopératives. La capacité de contribuer, de s’impliquer et de vivre en collectivité est essentielle — et ça, aucun formulaire centralisé ne peut le mesurer. »
Le milieu coopératif lui-même a été clair dans ses critiques. « Les acteurs du secteur sont catégoriques : cette réforme ne tient pas la route. Elle donne l’impression d’avoir été conçue par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une coopérative », souligne Alex Tyrrell.
Face à la crise du logement, le Parti vert du Québec appelle à des solutions structurantes qui renforcent les modèles existants plutôt que de les affaiblir. Il réitère son appui au retrait du chapitre 1 du projet de loi 20 et propose plutôt de faciliter l’expansion des coopératives, notamment en permettant l’acquisition collective d’immeubles par les locataires.
« En pleine crise, on ne démantèle pas ce qui fonctionne. On le protège, on le développe et on le met au cœur de la solution. »
























