À la suite de la diffusion d’une vidéo montrant une policière insultée, le débat public a pris une ampleur considérable au Québec. Si les propos entendus sont sexistes et dégradants, le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, s’inquiète des conséquences politiques de cette controverse.
Selon lui, cette affaire a donné lieu à de nombreux appels visant l’adoption de nouvelles lois pour interdire les insultes envers les policiers et policières, une orientation qu’il juge préoccupante dans le contexte actuel.
« La liberté d’expression est attaquée sur tous les fronts. Le Québec n’a aucunement besoin d’une nouvelle loi pour restreindre encore plus la liberté de parole », affirme Alex Tyrrell.
Il souligne notamment que la Coalition Avenir Québec envisage de limiter la capacité des organisations à contester certaines lois. Il rappelle également que le Service de police de la Ville de Montréal a obtenu la condamnation criminelle du militant Yves Engler dans le cadre d’une campagne de courriels politiques visant une détective.
Dans ce contexte, des appels sont aussi lancés pour interdire certaines manifestations, voire des prises de position politiques comme le soutien à la Palestine.
Le Parti vert du Québec estime qu’il ne faut pas légiférer davantage en matière de liberté d’expression, même si les propos de la vidéo sont choquants. Le parti invite à réfléchir aux dérives possibles, notamment le risque de sanctionner des citoyens pour ne pas avoir été jugés suffisamment polis envers un agent de police.
Le chef du parti rappelle également que, dans la vidéo, l’individu qui profère les insultes croit être victime de profilage racial, soulignant que des interactions tendues avec la police peuvent susciter des réactions émotionnelles.
Il s’interroge par ailleurs sur les demandes de certains représentants policiers, qui souhaiteraient voir apparaître de nouvelles infractions liées aux propos offensants.
Enfin, Alex Tyrrell rappelle que les policiers et policières sont formés pour intervenir dans des situations difficiles et disposent de soutien psychologique. Selon lui, faire face à des insultes occasionnelles fait partie des réalités du métier.
Il salue la position de la Ligue des droits et libertés, qui s’oppose à de nouvelles restrictions, et déplore que plusieurs partis à l’Assemblée nationale, incluant Québec solidaire, se montrent ouverts à de telles mesures.
Pour le Parti vert du Québec, la défense de la liberté d’expression demeure essentielle, même lorsque les propos en cause sont dérangeants.

























