Le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, a vivement réagi à une publication faite le 14 avril sur ses réseaux sociaux, dans laquelle il critique les premières décisions économiques du gouvernement de Mark Carney.

Dans son message, Tyrrell affirme que Carney adopte déjà une approche comparable à celle des conservateurs, notamment en priorisant des gains économiques à court terme au détriment de l’environnement. Il souligne que cette orientation serait d’autant plus préoccupante que le gouvernement a récemment obtenu une majorité avec l’appui de défections conservatrices.

Une série de reculs environnementaux

Au cœur de la critique : l’abolition de la taxe carbone, que Tyrrell décrit comme « la mesure économique la plus importante en place pour réduire les émissions ». À ses yeux, cette décision constitue un recul majeur dans la lutte contre les changements climatiques.

Il dénonce également la réduction annoncée de la taxe fédérale sur l’essence, qu’il considère comme une mesure qui encouragera la consommation de carburants fossiles. Selon lui, cette politique risque non seulement d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de priver l’État de revenus essentiels.

« C’est une décision qui va stimuler la consommation, réduire des revenus essentiels pour le gouvernement et mettre davantage d’argent dans les poches des grandes pétrolières », écrit-il.

Un cadeau aux pétrolières?

Tyrrell avance que les grandes कंपनies pétrolières pourraient profiter directement de cette baisse de taxe sans que les consommateurs en bénéficient réellement. Il suggère que ces entreprises pourraient ajuster leurs prix afin de maintenir leurs marges de profit, captant ainsi une partie importante des gains.

Dans cette perspective, la mesure serait non seulement inefficace pour soulager le coût de la vie, mais également contre-productive sur le plan environnemental.

Un recul pour les objectifs climatiques

Au-delà des impacts économiques immédiats, Tyrrell met en garde contre les conséquences à long terme de ces décisions. Il estime que ces choix politiques affaiblissent les efforts en matière d’efficacité énergétique et compromettent les objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

Dans un contexte où les gouvernements sont appelés à accélérer la transition écologique, il considère que ces politiques vont dans la mauvaise direction.

Une conclusion sans nuance

La publication se termine par une critique directe du premier ministre : « Carney est un conservateur », écrit Tyrrell, résumant ainsi sa lecture des orientations du gouvernement.

Cette prise de position s’inscrit dans une critique plus large des politiques économiques jugées insuffisantes face à l’urgence climatique, et reflète la volonté du Parti vert du Québec de se positionner comme une alternative claire aux partis traditionnels sur les enjeux environnementaux.