Aujourd’hui, le racisme au sein des corps policiers montréalais est exposé au grand jour. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, affirme ouvertement que son conjoint  est victime de profilage racial et d’interceptions policières abusives. Selon elle, il aurait été intercepté au moins cinq fois au cours de la dernière année, sans raison apparente.

La Cour supérieure du Québec, puis la Cour d’appel, ont reconnu que les interceptions routières aléatoires sans motif favorisent le profilage racial et portent atteinte aux droits fondamentaux. Elles ont donc invalidé le pouvoir permettant aux policiers d’intercepter arbitrairement des automobilistes. Plutôt que d’accepter ces décisions et de mettre fin à cette pratique discriminatoire, le gouvernement de la CAQ a choisi de porter la cause devant la Cour suprême du Canada.

La CAQ, connue pour son refus persistant de reconnaître l’existence du racisme systémique au Québec, continue ainsi de défendre le statu quo. En contestant ces jugements, elle cherche à préserver un pouvoir policier qui a pourtant été reconnu comme une source de discrimination envers les personnes noires et racisées.

Les révélations concernant le conjoint de la mairesse démontrent une fois de plus que le profilage racial n’est pas un phénomène isolé : il touche des personnes de tous les milieux et constitue un problème systémique qui exige des changements profonds.

Je salue la mairesse pour son ouverture et sa volonté de confronter le racisme au sein du système policier de la ville qu’elle dirige. J’espère que son conjoint fera partie des dernières personnes à subir un traitement discriminatoire aux mains du SPVM.

Alex Tyrrell
Chef du Parti Vert du Québec