MONTRÉAL — Le Parti Vert du Québec demande au gouvernement de Christine Fréchette de fermer le Bureau du Québec à Tel-Aviv et de mettre fin à ses relations officielles avec le gouvernement israélien. Cet appel fait suite à une rencontre entre la première ministre et le consul général d’Israël à Montréal lors des célébrations de la Fête nationale.
Une publication du consulat israélien montre Christine Fréchette souriante aux côtés du consul général, Eliaz Luf, lors d’un cocktail organisé à Québec. La rencontre a été vivement dénoncée par le Parti Vert du Québec, qui juge inacceptable de maintenir des relations aussi chaleureuses avec les représentants d’un État accusé de graves violations du droit international.
« Je condamne fortement cette rencontre entre Israël et la première ministre du Québec. Festive et amicale, un verre de vin à la main et le sourire aux lèvres, aux côtés du représentant d’un État génocidaire : ce n’est pas ça, le Québec », a déclaré Alex Tyrrell.
Au-delà de cette rencontre, le parti demande au gouvernement québécois de fermer son bureau de représentation à Tel-Aviv. Cette présence diplomatique et commerciale, ouverte par le gouvernement de François Legault, contribue selon lui à normaliser les relations avec Israël malgré la guerre à Gaza et la situation humanitaire catastrophique vécue par la population palestinienne.
« Le consulat d’Israël devrait être fermé, tout comme le Bureau du Québec à Tel-Aviv et la première ministre remplacée », a-t-il affirmé.
Mettre fin à la normalisation politique
Le Parti Vert du Québec estime que le gouvernement ne peut pas prétendre défendre les droits de la personne tout en maintenant une représentation officielle en Israël et en participant à des rencontres amicales avec ses diplomates.
La fermeture du bureau constituerait un geste politique concret afin de signifier que le Québec refuse d’entretenir des relations normales avec un gouvernement engagé dans une offensive militaire dévastatrice contre la population de Gaza.
« On ne peut pas présenter cette relation comme une simple question de commerce ou de diplomatie. Maintenir un bureau à Tel-Aviv est un choix politique. C’est une façon de continuer comme si de rien n’était, alors que des civils palestiniens sont tués, déplacés et privés de nourriture, d’eau et de soins », soutient le parti.
Le Parti Vert du Québec réclame également la suspension de toute collaboration institutionnelle, économique ou militaire avec Israël tant que les violations du droit international se poursuivent.
Un devoir de solidarité avec le peuple palestinien
Pour le parti, le Québec doit plutôt utiliser sa voix internationale pour réclamer un cessez-le-feu permanent, la fin du blocus de Gaza, l’accès sans entrave à l’aide humanitaire et le respect des droits du peuple palestinien.
« Le Québec doit choisir la solidarité, la justice et le droit international. Il ne doit pas offrir des cocktails, des sourires et une vitrine diplomatique aux représentants d’un gouvernement responsable d’une telle catastrophe humaine. »
Le Parti Vert du Québec demande donc à Christine Fréchette d’annoncer immédiatement la fermeture du Bureau du Québec à Tel-Aviv et de revoir en profondeur les relations du gouvernement québécois avec Israël.































