Le chef du Parti Vert du Québec, Alex Tyrrell, demande une réforme en profondeur de l’aménagement forestier au Québec. Selon lui, la priorité accordée aux especes résineuses à forte valeur commerciale contribue à créer des forêts moins diversifiées et plus vulnérables aux incendies, aux sécheresses, aux maladies et aux insectes.
Alors que la fumée des feux de forêt touche une nouvelle fois plusieurs régions du Québec et du Canada, Alex Tyrrell estime que les gouvernements doivent agir à la fois sur les changements climatiques et sur les pratiques de l’industrie forestière.
Les incendies font naturellement partie du cycle de plusieurs écosystèmes forestiers. Leur fréquence, leur étendue et leur intensité sont toutefois aggravées par le réchauffement climatique, qui multiplie les périodes de chaleur extrême, de sécheresse et de faible humidité.
« La crise climatique joue un rôle majeur, mais nous devons également remettre en question la manière dont nos forêts publiques sont aménagées », affirme Alex Tyrrell.
Le chef du Parti Vert du Québec critique l’influence exercée par l’industrie forestière sur les décisions gouvernementales. Il soutient que la gestion des forêts publiques demeure trop souvent orientée vers la rentabilité à court terme plutôt que vers la protection des écosystèmes.
Selon Alex Tyrrell, certaines pratiques sylvicoles favorisent les épinettes, les pins et les sapins, dont le bois possède une valeur commerciale importante. Après les coupes, la croissance naturelle des feuillus peut notamment être limitée afin de laisser davantage de place aux conifères recherchés par l’industrie.
Or, plusieurs conifères contiennent de la résine et produisent des aiguilles et des branches qui peuvent brûler rapidement lorsqu’elles sont sèches. Plusieurs espèces de feuillus retiennent pour leur part davantage d’humidité pendant leur période de croissance et peuvent contribuer à ralentir la propagation du feu dans certaines conditions.
« En favorisant des peuplements plus uniformes, nous réduisons la biodiversité et la capacité des forêts à résister aux incendies, aux sécheresses, aux maladies et aux infestations d’insectes », explique Alex Tyrrell.
Le Parti Vert du Québec réclame la fin de l’autoréglementation de l’industrie forestière, un resserrement des normes environnementales ainsi qu’un aménagement davantage fondé sur la diversité des espèces et la résilience climatique.
« Lorsque l’industrie s’attaque à la biodiversité pour maximiser ses rendements à court terme, les conséquences peuvent être graves. Aujourd’hui, nous les respirons littéralement », conclut Alex Tyrrell.
Le parti demande au gouvernement du Québec de traiter les forêts publiques comme un patrimoine collectif et non uniquement comme une ressource destinée à l’exploitation commerciale.

























