Les grands festivals et événements musicaux occupent une place importante dans la vie culturelle montréalaise. Osheaga et le Warped Tour ont notamment attiré cet été des milliers de spectateurs au parc Jean-Drapeau. Cependant, l’augmentation du prix des billets et la concentration de l’industrie du spectacle soulèvent des préoccupations quant à l’accessibilité de ces événements. À environ 160 $ par personne pour une journée de festival, sans compter le transport, la nourriture et les autres dépenses, ce type d’événement devient difficilement abordable pour une partie importante de la population. Pour Alex Tyrrell, chef du Parti Vert du Québec, la culture ne devrait pas devenir un luxe réservé aux personnes les plus fortunées.
Une quasi-monopolisation qui entraîne une hausse des tarifs
Aujourd’hui, Live Nation occupe une place prépondérante dans l’industrie du spectacle. L’entreprise est impliquée dans la promotion de concerts, l’exploitation de salles et de festivals ainsi que, par l’intermédiaire de Ticketmaster, dans la vente et la distribution de billets. M. Tyrrell est d’avis qu’une telle concentration du marché réduit la concurrence et limite les choix offerts aux consommateurs. Les frais de service, les prix élevés des billets et la concentration de l’industrie contribuent à rendre les grands événements culturels de moins en moins accessibles à la classe moyenne et aux personnes à faible revenu. Le chef du Parti Vert considère que la musique et les arts ne devraient pas être soumis uniquement à une logique de rendement financier maximal.
La culture doit rester accessible à toutes et à tous
La culture occupe une place centrale au sein de la société. Les concerts, les festivals, les salles de spectacle et les événements artistiques sont des lieux de rencontre, d’expression et de découverte. Ils contribuent à la vitalité des villes et permettent aux artistes de rejoindre leur public. Alex Tyrrell affirme que la concentration excessive de l’industrie entre les mains de grandes multinationales pourrait restreindre l’accès du public à l’offre culturelle. Lorsque quelques entreprises deviennent suffisamment puissantes pour imposer leurs conditions aux artistes, aux salles de spectacle et au public, M. Tyrrell estime que les gouvernements ont la responsabilité d’intervenir.
« La culture ne doit pas devenir une marchandise inaccessible à la classe moyenne et aux personnes à faible revenu »
S’attaquer aux monopoles et rétablir la concurrence
Pour cette campagne électorale, le Parti Vert du Québec mettra de l’avant un ensemble de propositions visant à combattre les oligopoles et la concentration excessive du pouvoir économique. Le PVQ souhaite renforcer la concurrence, protéger les consommateurs contre les pratiques abusives et empêcher quelques grandes entreprises de contrôler des secteurs entiers de l’économie. Dans le domaine culturel, cela signifie notamment soutenir davantage les artistes, les salles indépendantes, les festivals locaux et les organisations à but non lucratif afin qu’ils puissent offrir une véritable alternative aux grands conglomérats. Le chef du PVQ souhaite également que les pouvoirs publics examinent les pratiques de billetterie, les frais imposés aux consommateurs et les effets de la concentration de l’industrie sur le prix des spectacles.
Accroître le financement public de la culture
Selon le Parti Vert du Québec, rendre la culture plus abordable passe également par une amélioration du financement public. Le Québec compte une importante scène musicale et artistique. Malgré cela, les artistes et les petites organisations culturelles doivent souvent se battre pour obtenir des ressources, alors que de grandes multinationales réalisent des profits considérables. Alex Tyrrell souhaite renforcer le soutien public aux artistes, aux événements locaux et aux infrastructures culturelles afin que l’accès à la musique et aux arts ne dépende pas uniquement du pouvoir d’achat.Pour M. Tyrrell, la culture appartient à tout le monde. Elle doit pouvoir être vécue par les jeunes, les familles, les travailleurs et travailleuses ainsi que par l’ensemble de la population, peu importe leur revenu. Le chef du Parti Vert du Québec défend une économie où les arts et la musique servent d’abord les artistes et le public plutôt que les intérêts financiers de quelques grandes entreprises.































