Droits des Premières Nations

DROITS DES PREMIÈRES NATIONS

Les cultures et les langues autochtones font parties de notre identité québécoise et canadienne, tout comme les valeurs de protection environnementale. Une relation de nation à nation implique un consensus, au-delà de la consultation. Cette relation doit être fondée sur l’égalité entre deux nations. Nous avons besoin de reconnaître le fait que les gouvernements canadiens et québécois ont maltraité et dégradé les peuples autochtones pendant très longtemps et que nous avons le devoir de changer les choses.

Depuis bien trop longtemps, nous avons traité les Premières Nations du Québec avec un flagrant manque de respect. Nous avons imposé avec force nos points de vue, nos façons de faire et nos projets de développement économique. En même temps, nous avons pris des mesures pour décimer leur langue, leur culture et leur religion. Le colonialisme européen a eu des effets dévastateurs sur les Premières Nations, qui ont été la cible d’un génocide culturel et de stratégies génocidaires de la part des gouvernements.

N’oublions pas que les Premières Nations sont les premiers occupants du Québec. Tout cela leur appartenait lors de notre arrivée. Depuis trop longtemps, notre gouvernement cherche à dominer les Premières Nations sans leur accorder ce qui leur appartient. Le Parti Vert du Québec propose de poser les gestes suivants :

Suivre les recommandations de la Commission vérité et réconciliation

Cette Commission a formulé 94 recommandations visant à améliorer les relations avec les Premières Nations du pays. Le Parti Vert du Québec appuie l'ensemble de ces dernières et intègre l’ensemble de celles-ci, qui s’appliqueront à la juridiction provinciale, dans un premier mandat.

Entre 2015 et 2018, la Commission de vérité et de réconciliation avec les peuples autochtones a fait la lumière sur la controverse des pensionnats, sur les abus subis par les Autochtones aux mains du gouvernement et sur la façon d'aller de l’avant afin de reconnaître le passé et corriger les injustices.

Autonomie territoriale et sociale

Le Parti Vert du Québec appuie l'autodétermination des peuples autochtones. En terme de gestion du territoire, les Premières Nations devraient avoir le pouvoir de bloquer des projets de développement (ou d’exploitation) sur leurs terres ancestrales. Sur le plan social, les Autochtones devraient avoir davantage de contrôle sur les services sociaux, notamment pour réduire l’envoi des enfants autochtones dans des familles d'accueil non-autochtones. En ce sens, l’entente signée avec la nation Attikamek est un exemple à suivre.

Reconnaissance formelle des gouvernements Autochtones

Le Parti Vert du Québec appuie la reconnaissance formelle des gouvernements autochtones dans la Constitution canadienne afin qu’ils puissent bénéficier de la même reconnaissance que les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral.

Retour envers la gouvernance traditionelle

Le Parti Vert du Québec reconnaît que la loi fédérale sur les indiens de 1876 (encore en vigueur) est une loi fondamentalement raciste qui a été conçue pour enlever l'autonomie des Premières Nations dans l’esprit du colonialisme et qu’elle prive les Premières Nations d’autonomie et constitue un affront à leurs droits fondamentaux.

Plus particulièrement, cette loi empêche ces dernières de conserver leur modèle de gouvernance traditionnelle. Le Parti Vert du Québec soutient que la loi sur les indiens demeure raciste et colonialiste à ce jour et qu’elle devrait être renversée afin de permettre aux Premières Nations la possibilité de transitionner vers un mode de gouvernance traditionnelle.

Préservation des langues autochtones

Un gouvernement du Parti Vert du Québec mettra en place des ressources pour restaurer les langues en voie de disparition et aidera les jeunes autochtones à apprendre leurs langues avec la mise en place de cours gratuits comme nous le proposons pour le français et l’anglais.

Au Québec, certaines langues autochtones sont en voie de disparition. Les jeunes n’ont souvent pas accès à des cours d'apprentissage dans leur langue et ont peu d'opportunités pour l’apprendre. Cette perte linguistique apporte avec elle une perte de culture et d’identité. Nous reconnaissons que les gouvernements successifs ont posé des gestes stratégiques pour empêcher les Autochtones de parler leur langue et de pratiquer leur culture. Bien qu'aucun geste ne puisse réparer le passé, il est de notre devoir de faire tout ce que nous pouvons pour préserver les langues autochtones.

À l’heure actuelle, la langue Huron ne compte aucun locuteur au Québec, l’Abénaki n’en compte qu’une demie douzaine et le Micmac seulement 750. L'Algonquin et le Mohawk sont employés par environs 4700 et 2500 personnes respectivement. La situation est plus urgente que jamais.

Droits des Autochtones hors réserves

Le Parti Vert du Québec est de l’avis que la loi sur les indiens bafoue les droits des Premières Nations qui habitent en dehors des réserves. La réconciliation nécessite un changement d’approche de la part du gouvernement fédéral tel que stipulé dans le jugement de la Cour Suprême Tsilhqot’in de 2012 et Daniels de 2016.  

Droits des Premières Nations face à la légalisation du Cannabis

Le Parti Vert du Québec appuie le droit des Premières Nations à réguler, vendre, taxer, exporter ou interdire la consommation de cannabis dans leurs communautés.



Parti Vert du Québec