Le PVQ réagit aux 23 demandes du mouvement « Vire au Vert »

Le Parti Vert du Québec accueil favorablement la très grande majorité des 23 demandes du mouvement « Vire au Vert », initié par les groupes écologistes québécois, tout en exprimant quelques réserves sur la place accordée aux véhicules électriques privés dans la lutte contre les changements climatiques. 

Bien que les véhicules électriques émettent moins d'émissions que les véhicules à essence, ils ont tout de même des conséquences majeures pour l'environnement, l’eau potable et la biodiversité. Il est trompeur de croire que de remplacer les véhicules à essence par des véhicules électriques réglera quoi que ce soit sur le plan environnemental. La solution passe plutôt par une réduction importante du nombre de véhicules privés sur les routes du Québec. C’est pour cette raison qu'au Parti Vert du Québec nous proposons une révolution vers une mobilité durable s'appuyant sur un étalement majeur du réseau de transports en commun urbains et interurbains, combinée avec la gratuité des tarifs afin de faciliter ce virage de société. Nous sommes également favorables à une taxe sur les grands véhicules (à condition que les familles de la classe moyenne et à faibles revenus soient protégées des effets néfastes d’une telle taxe), néanmoins notre plan prévoit d’investir ces fonds dans les transports en commun plutôt que dans les subventions aux véhicules électriques privés.

La fabrication des batteries de ces voitures pose de sérieux problèmes environnementaux et éthiques. L’exploitation des minéraux nécessaires à la fabrication de ses batteries est très polluante. La pression qui sera mise pour la fabrication de ces voitures pour atteindre la cible, risque de pousser et justifier l’ouverture de plusieurs mines de terres rares dans la province, sur des territoires qui sont bien souvent autochtones. Il y a 59 sites de de terres rares au Québec qui pourraient être potentiellement exploités, c’est donc dire que la pression pour le développement minier sera très grande. Par ailleurs, les ouvriers, bien souvent des enfants, travaillant sur ces sites sont exploités et œuvrent dans de mauvaises conditions.

Quant à l'agriculture, le PVQ appui la cible ambitieuse de réduction de 50% de l’usage des pesticides. Le PVQ propose d’aller plus loin, en bannissant tout simplement de nombreux pesticides qui sont déjà reconnus comme néfastes pour la santé (notamment ceux qui sont présentement interdits dans l’UE). Nous proposons également d’encourager les investissements dans l’agriculture biologique, bien au-delà du 1 million de dollars sur quatre ans, revendiqué par les groupes écologistes. Il faut développer des alternatives biologiques à ces pesticides qui posent de sérieux risques pour la santé de la population, ainsi que la faune et la flore, notamment les abeilles, vitales pour la survie de nos écosystèmes.

Pour ce qui en est des autres revendications sur le climat, la biodiversité, l'aménagement du territoire, la forêt et autres, nous les appuyons sans réserve. Le programme 2018 du Parti Vert du Québec comportera et fera écho aux nombreuses revendications présentées par les grands groupes écologistes.

Alex Tyrrell

Chef du Parti Vert du Québec

Parti Vert du Québec