Transport et mobilité durable

Transports et mobilité durable

Le Parti Vert du Québec appuie un virage rapide de notre société vers le transport en commun urbain et interurbain. Notre but est de réduire de 50% les émissions du secteur des transports d’ici 2030 et de diminuer la congestion routière de 90% sur cette même période dans les régions urbaines du Québec. Pour y arriver, nous proposons une panoplie de solutions, de leviers financiers et d'outils pour changer nos habitudes, de développer le réseau de transport en commun urbain et interurbain pour le rendre abordable et accessible à tous.  

Transports en commun rapides, efficaces et gratuits

Le Parti Vert du Québec propose de rendre le transport en commun plus rapide, confortable, efficace et abordable que les automobiles privées. Pour y arriver, nous proposons une expansion massive du réseau combinée avec la gratuité du service. La gratuité du transport en commun sera un levier financier important qui visera à faire augmenter le nombre d’utilisateurs. Cette hausse d'utilisation permettra aux sociétés de transports d’augmenter la fréquence des services améliorant ainsi la rapidité et l'efficacité du service.

Ce virage vers le transport en commun aura des bénéfices pour l’ensemble des Québécois-es, qui pourront respirer un air propre, perdre moins de temps dans les bouchons de circulation, économiser sur les dépenses reliées à l’achat et au maintien d’un véhicule tout en faisant leur part dans la lutte contre les changements climatiques.

Le virage de société en question sera principalement financé par une taxe sur le carbone, appliquée sur l'essence, ainsi que des mesures pour décourager l’achat des véhicules énergivores.

Révolutionner les transports actifs au Québec

Le Parti Vert du Québec propose d’investir 250 millions par année dans le développement des infrastructures cyclables et piétonnières à travers le Québec afin d’encourager les transports actifs, d’améliorer la sécurité des utilisateur-trice-s et d’améliorer la santé générale de la population. Cela passe par la construction de nouvelles pistes cyclables, des changements à l'aménagement urbain et des subventions pour les équipements sportifs.

Nous proposons aussi de financer le transport actif, notamment le vélo. Le Parti Vert du Québec mettra en place un programme de subventions pour l’achat de vélos neufs et/ou remis à neuf.

Nous proposons aussi de donner plus de place aux cyclistes, notamment par la construction de véloroutes pour certaines journées précises de la semaine, de créer des zones urbaines sans voitures pour réduire le nombre de véhicules sur la route.
Un gouvernement vert développera ses politiques avec vision zéro décès, la sécurité des cyclistes étant primordiale.

Enfin, nous proposons ainsi de sensibiliser et inciter à l’utilisation de modes de transports actifs, autant pour l’environnement que la santé générale de la population.

Construction d’un réseau de train à grande vitesse

En ce qui concerne les transports interurbains entre les villes du Québec, le Parti Vert appuie le train à grande vitesse proposé par VIA Rail, avec quelques bonifications. Nous proposons de joindre Gatineau, Laval, Montréal, Trois-Rivières, Québec, Saguenay, Matane, Gaspé, Sherbrooke et Drummondville à ce réseau. Le projet sera public, fonctionnera à base d’électricité renouvelable et offrira un service abordable, plus avantageux que le recours à l’automobile privée.

Ce projet d'envergure permettra aux Québécois-es et aux touristes de se déplacer rapidement sur le territoire sans émettre de GES et contribuera au développement économique des régions tout en offrant un moyen de transport sécuritaire à bas prix.

Autopartage

Le Parti Vert veut encourager les services d’autopartage afin de réduire le nombre de véhicules sur la route en offrant des alternatives à la possession de véhicules privées. Les règlements en vigueur actuellement sont désuets et ne permettent pas le développement des alternatives à l’automobile. Le PVQ s'appuie sur le rapport préparé par Équiterre pour formuler les points proposés dans sa plateforme.

  • Moderniser les politiques et règlements en vigueur en collaboration avec l’industrie. Certaines barrières nuisent au développement des services d’autopartage, notamment le montant maximal autorisé pour les services de covoiturage.
  • Harmoniser les services de transports. Les différentes options de transports relèvent de différents ministères et paliers de gouvernement. Combiner les efforts dans le transport permettrait une vision harmonisée et durable avec des objectifs précis. Les partenariats entre les différents services de transports ont aussi permis un meilleur service aux usagers en permettant par exemple de réduire les frais d’abonnement (STM et Communauto notamment).
  • Implanter des mesures incitatives pour aider l’industrie. Des mesures financières pourraient par exemple inclure l’allégement des frais des services d’abonnements, des crédits d'impôts pour l’abonnement à un tel service, la diminution des prix de stationnement pour l’autopartage, ou encore davantage d’incitatifs pour l’achat de véhicules électriques.
  • Assurer une offre qui permet de répondre aux besoins des utilisateurs. Par exemple, à l'heure actuelle, il est très difficile d'utiliser le système d'autopartage pour aller d'une municipalité à une autre. 

Électrification des transports en commun  

Les trains de banlieue, les nouvelles infrastructures ferroviaires, les autobus et les tramways présentent tous des options d'électrification sans avoir recours aux batteries. Dans les grandes villes, nous appuyons l’alimentation des autobus par fils aériens. Brancher le courant directement sur les transports en commun est une manière efficace de réduire nos GES toute en évitant les effets néfastes des batteries sur l'environnement.

Politique sur les véhicules électriques

Bien que la plupart des véhicules électriques alimentés avec l’hydro-électricité émettent moins de GES que les véhicules qui fonctionnent au pétrole, leur impact écologique est important et ne doit pas être négligé. Le bilan environnemental des véhicules électriques est surtout lourd sur le plan minier et a des effets néfastes sur l’eau de surface et l'aménagement du territoire.

Au Québec, plusieurs entreprises privées proposent de creuser de nouvelles mines de terres rares afin de produire des batteries de véhicules électriques. Ce processus toxique consomme une quantité astronomique d’eau potable. De plus, le processus d’extraction chimique implique le stockage de déchets, la création de bassins de décantation et même de la pollution radioactive.

Les experts le disent, simplement convertir le parc automobile à l'électrique n’est pas une solution durable. Pour respecter les limites de nos écosystèmes et de notre atmosphère, nous devons réduire massivement notre recours à l’automobile privée, et ce, peu importe le type d'énergie utilisée.

Selon le Parti Vert du Québec, le gouvernement du Québec accorde actuellement une trop grande place aux véhicules électriques dans la transition énergétique. Il est trompeur d'affirmer que l'électrification des véhicules privés réglera les problèmes écologiques de notre mode de transport. Il faut plutôt lutter agressivement contre l’usage individuel de l’auto et privilégier le transport en commun à tout prix.

Selon nous, les subventions actuelles qui vont jusqu’à 8,000$ pour chaque véhicule électrique acheté au Québec, sachant qu’elles sont plus rarement abordables, ne sont pas une bonne utilisation des fonds publics réservés à la transition énergétique. Sur le plan économique, les subventions font en sorte que les fabricants automobiles haussent leurs prix en fonction de celles-ci.

Pour ces raisons, le Parti Vert du Québec propose d’abolir les subventions à l’achat de véhicules électriques et d’investir ces sommes dans la collectivité, c’est-à-dire les infrastructures de transport en commun urbain et interurbain. La meilleure façon d’encourager l’adoption des véhicules électriques est d'obliger les fabricants automobiles à vendre un pourcentage prédéterminé de celles-ci. Une coalition de groupes écologistes revendique que 50% des voitures soient électriques d’ici l'année 2025. Nous sommes favorables aux subventions des bornes de recharge afin de permettre aux citoyens de faire l’usage de véhicules électriques en s'appuyant sur un réseau de recharge adéquat.  Tout nouvel immeuble devrait également permettre de facilement installer une ou des bornes de recharge pour véhicules électriques. Le code du bâtiment devrait aussi en tenir compte.

Projets de transport en commun spécifiques au Grand Montréal et à la Région de Québec

Le Parti Vert du Québec croit que des projets ambitieux de développement du transport en commun permettraient de décongestionner les grands centres tout en permettant d’économiser sur l’entretien du réseau routier à long terme. Le PVQ croit qu’une approche harmonisée du transport permettrait l’atteinte d’objectifs précis et un meilleur investissement des ressources. Alors que plusieurs projets de transports en commun sont à l’étude, nous devons nous servir des données probantes, des différentes études et des besoins des grands centres pour choisir les projets qui seront sélectionnés.

Grand Montréal :

  • Construire la ligne rose à Montréal. La construction de la ligne rose permettrait non seulement de pallier aux problèmes de surcharge de la ligne verte et orange, mais également de relier certains quartiers où le déplacement est extrêmement laborieux. Cette ligne permettrait de faciliter l’accès à l’emploi et contribuerait au développement économique des régions touchées.
  • La construction de 14 lignes de tramways partout sur l’Île de Montréal afin de désengorger l’île, à l’Ouest, au centre et à l’Est, ainsi qu’une ligne à Longueuil et des stations à Laval.
  • La finalisation de la ligne orange comme le proposait le projet initial.
  • Le soutien au projet d’expansion de la ligne bleue.

Région de Québec :

  • Un projet de métro à deux lignes allant de Cap Rouge à La Cité-Limoilou et à Lévis.
  • Un projet de tramways couvrant Quartier 4-5, Vieux-Moulin, Saint Louis et desservant la rive sud de Charny à Place-Martinière.

Décourager l’utilisation des grands véhicules

Au Québec, les consommateurs ont tendance à acheter de plus en plus de grands véhicules énergivores. En 2017, le deux tiers des véhicules neufs vendus au Québec étaient des camions légers (VUS ou fourgonnette) et notre consommation d'essence n’a jamais été plus élevée qu’en 2017, où nous avons consommé près de 10 milliards de litres d'essence. Cette tendance doit changer rapidement. Les Québécois-es sont en train de payer de plus en plus pour des véhicules de moins en moins efficaces. En effet, l’achat de véhicules neufs coûte 16.5 milliards aux Québécois-es chaque année. Les dépenses pour le transport privé sont la deuxième source de dépense de nos citoyens-ennes, seulement devancée par le logement. 

Pour lutter contre cette nouvelle tendance, le Parti Vert du Québec appuie une tarification de l'immatriculation basée sur le poids et la cylindrée des véhicules. Sous un gouvernement vert, il sera significativement plus cher d’acheter et d’immatriculer de grands véhicules énergivores. Les véhicules compacts, électriques et hybrides seront privilégiés dans le calcul des frais d'immatriculation.

Zones urbaines sans voitures dans les 30 plus grandes villes du Québec

Obliger les 30 plus grandes villes du Québec à aménager des zones sans voiture aux cœurs de leur centre-ville. Elles pourront se fier à de généreuses subventions provinciales pour la mise en place d'aménagements favorisant les piétons et le transport actif.

Abolir les barrières législatives au covoiturage

Le covoiturage est une partie essentielle de la réduction de notre consommation de pétrole. Malgré ce fait, le Québec impose des balises strictes qui empêchent toute personne de tirer profit du covoiturage, c’est-à-dire qu’une personne peut accepter des passagers dans son véhicule à condition qu’il ne charge que le prix de l'essence et les frais associés au véhicule. Autrement dit, le chauffeur n'a pas le droit de recevoir une rémunération ou d'être compensé monétairement pour avoir accepté des passagers. Cela fait en sorte que les applications de covoiturage tardent à se développer, car ils ne peuvent pas opérer de façon commerciale. Le Parti Vert du Québec appuie un cadre réglementaire qui encourage le covoiturage, qui reconnaît qu’il est tout à fait raisonnable de compenser les chauffeurs pour leur service et que l’auto solo est une source d'émissions astronomiques et une nuisance à la lutte contre les changements climatiques.

Parti Vert du Québec